ALEXANDRE BENALLA PRIS EN MAIN PAR LE MOSSAD !

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Depuis qu’il a quitté l’Elysée – mais l’a-t-il vraiment quitté ? – Alexandre Benalla est marqué à la culotte par le Mossad. Pourquoi diable ? Tous les services secrets du monde, mais en particulier celui d’Israël, rêvent d’avoir sous la main un homme qui a partagé l’intimité des puissants. C’est le cas de Benalla qui, pendant plus de dix-huit mois a vécu dans l’ombre du couple Macron et, à la fois, au cœur d’une machine pas banale, la Présidence de la République Française, cinquième puissance mondiale et membre du Conseil de Sécurité de l’ONU.

Quand Mitterrand est arrivé au pouvoir en 1981, même si Tonton et ses amis, depuis longtemps, avaient épuré toutes les archives concernant leur maître, le Mossad avait, lui, récupéré des kilos de papiers. Pas tous valorisants pour l’histoire secrète de celui qui arrivait au pouvoir. Vichy, bien sûr. Mais pas seulement. Et ce n’est pas pour le seul amour de la carpe farcie que Mitterrand a réservé sa première visite d’Etat à Israël. Ce Benalla, et ses secrets même petits, n’a donc pas de prix. Et le Mossad, prêt à guider le demandeur d’emploi, est informé de tout ce qui tourne autour de cet Alexandre.

Et c’est un agent israélien, travaillant sous couverture dans un aéroport parisien, qui a été le premier informé d’un transfert de 294 000 euros touchant le gendarme Vincent Crase, ami et complice de Benalla, un argent issue des comptes d’oligarques caucasiens. Mieux, le même observateur croit savoir aujourd’hui qu’une autre somme, cette fois de 600 000 euros, venue de la même source, est arrivée sur des comptes au Maroc. Rien ne dit que cet somme soit destinée, de près ou de loin, au chômeur de l’Elysée. Mais autour du malheureux Benalla, l’argent circule.

Enfin, les israéliens ont fait « tamponner » Benalla par un de leurs amis, agents, correspondants, l’incroyable Philippe Habadou Solomon. Le genre d’homme que le Mossad adore. Il suffit de le sonner, il est prêt à donner la main même si la prison est au bout. Cette fois Solomon, lui aussi doté d’un passeport diplomatique, a accepté, pour le compte du Mossad, de jouer les parrains de Benalla. L’Afrique étant un vieux terrain de jeu des ambitions d’Israël, hors même le commerce du diamant, la carrière de la jeune recrue devait commencer par la tournée des petits ducs. Ces corrompus et potentats qui étranglent les peuples de tout un continent. L’autre cour de récréation, bien plus petite où il doit être amené à jouer, c’est l’émirat totalitaire et esclavagiste du Qatar. Allez savoir comment, la diplomatie israélienne laisse, à Doha, ce Solomon jouer un rôle d’ambassadeur occulte… Benalla pourra toujours s’y occuper des footballeurs du Mondial de la honte, en 2022. Une chose acquise, le tricotage de certains journalistes « investigateurs » parisiens qui entendaient désigner Alexandre Djouhri comme nouveau coach ou apporteur d’affaires de Benalla sont allés dans le mur. En réalité, pour révéler un secret d’état, les deux Alexandre se sont croisés au « Zuma », un restaurant japonais de Londres, la cantine d’un Djouhri gravement cardiaque et condamné aux sushis. Sachant que l’ami de Dominique de Villepin déjeune ici chaque jour, Benalla (qui vit à Londres) a un jour réservé une table au « Zuma » pour, enfin, rencontrer l’homme dont la presse affirme « qu’ils se connaissent ». C’est en allant se laver les mains que Djouhri est tombé sur le chômeur de l’Elysée…

Puisque nous sommes en période de fête, et que les soirées peuvent être longues -et parfois tristes-, nous vous soumettons, comme un bonus, un résumé de la carrière du nouveau « papa » de Benallla. Rassurons-nous, le disciple est à bonne école. Etonnant que, pris d’une crise de pudeur subite, « Le Monde » se soit limité à présenter le gourou de l’ex « épaule gauche » de Macron comme rien de plus « qu’un ancien conseiller de l’ancien président d’Afrique du Sud »… Il est pourtant plus et pire que cela.

En 1990 Philippe Habadou Solomon, quarantaine bien mise, tient commerce de joaillerie place Vendôme à Paris. Mais tout le monde n’est pas Van Cleef et la boutique fait pschitt. Peu soucieux d’assurer le service après faillite, Solomon part aux Etats Unis alors que la France va le condamner pour la légèreté de sa gestion bijoutière. Il a confiance en son avocat, Thierry Herzog, le conseiller de Sarkozy. « Attention, je ne connais pas Sarkozy, on a juste passé des vacances avec lui et Herzog en 2001 », précise Solomon aux journalistes qui le questionnent alors.

Aux Etats-Unis, Solomon se recycle dans la gestion financière. Bavure, il abonde largement la campagne électorale de Robert Toricelli, un sénateur proche de Clinton. Plus tard le néo homme d’affaires va le reconnaitre : « cette mise de fonds politique était illégale ». Il est arrêté alors qu’il joue au casino « Taj Mahal » d’Atlantic City. C’est la prison.

Quand il la quitte, il s’installe en Israël, Tel Aviv devient sa résidence officielle.

Au passage il se lance dans une opération de sauvetage de Bernard Tapie « un mec bien ». Mais voilà que Brice Hortefeux, grand expert dans la définition des hommes que l’on peut fréquenter, ou pas, conseille à « Nanard » de « s’éloigner de Philippe ». Ah bon ! Pourquoi ?

Heureusement il y a « Popaul ». L’insubmersible Barril qui, lui aussi expert en honnêtes gens, « tamponne » Solomon pour « l’aider sur la sécurité en Centrafrique alors que je n’y connais rien ! ». L’excellent Philippe débarque à Bangui en compagnie de deux hommes vertueux, Lotfi Belhadj et Christophe Giovanetti. Franco-tunisien, Belhadj a de l’entregent puisqu’il est à la fois entrepreneur et diplômé de l’Institut d’Etudes Islamiques de Paris (aujourd’hui il est l’organisateur de la défense de Tariq Ramadan). Giovanetti n’est pas un inconnu puisqu’il a, sous Chirac, organisé un arbre de Noël à l’Elysée et réalisé le logo de l’opération « Pièces jaunes » de Bernadette. L’affaire de sécurité ne se fait pas, mais Barril le branche sur le rachat de la compagnie aérienne Aerolyon.

En France, en 2002, il reprend donc cette société de transport aérien. Neuf mois plus tard les ailes déposent le bilan et Solomon est mis en examen pour « faux, usages de faux et escroquerie ». Un peu tard la justice découvre que pour acquérir la société, « le Roi Solomon » a produit de fausses attestations. Deux documents attestant du dépôt de 8,2 millions d’euros en garantie, des papiers bidons produits devant le Tribunal de commerce. D’un tribunal l’autre Solomon passe du commerce au correctionnel. En 2004 le TGI de Lyon condamne Philippe Hababou, alias Philippe Solomon, à trois ans de prison ferme. Le bienheureux sort en 2005, laissant 254 salariés au tapis.

Bijoutier, homme de sécurité, aviateur… Rien ne marche trop bien. Alors pourquoi pas le foot, un monde bienveillant avec les porteurs de casiers. Immanquable, Solomon devient l’ami d’Arcadi Gaydamak, un oligarque russo-israélien intime de la bande à Pasqua, héros de « l’Angolagate », qui va, comme c’est étrange, passer un peu plus tard une longue année à Fleury-Mérogis. Pour l’instant Aracadi et Philippe décident d’installer le footballeur Luis Fernandez comme entraineur à la tête du club israélien Bétar. Solomon a joué les agents recruteurs : « Je connaissais l’agent Jean-Luc Baresigrâce à Bernard (Tapie) ». Baresi ? «Un mec bien, ferait pas de mal à une mouche ». C’est vrai que lorsqu’on a deux frères fichés au grand banditisme et que, soi-même, on a été incarcéré pour « tentative de racket et menace de mort », on est forcément un type au poil.

Finalement, le foot, ce n’est pas ça non plus. Pourquoi ne pas essayer le pétrole ?

Ca tombe à pic puisque Solomon tombe sur l’admirable docteur Huu un vietnamien qui, depuis sa terre natale, tente de mettre son nez dans différents marchés de ce brut qui sent mauvais. Mais, pour vendre « l’oil » providentielle, Huu n’est installé que sur son marché national. C’est peu. Pourquoi ne pas faire mieux et, aussi, vendre du pétrole en Afrique ? Philippe Habadou Solomon est bien d’accord : « Il n’était présent qu’au Vietnam, je me suis dit qu’il fallait développer tout ça ». C’est vrai que le « tout ça » est une spécialité de notre héros. Sort favorable puisque « Nanard », présente à son pote de prison, un spécialiste, « Loïk », Le Floch-Prigent, l’ancien PDG d’ELF. Avec sa belle équipe, Le Floch, Giovanetti et Belhadj, Solomon s’occupe donc du développement d’ATI, la boîte du docteur Huu. Avec Huu ça avance vite, les bonnes nouvelles s’accumulent.

Les contrats tombent. En Tunisie, au Niger, au Congo, en Centrafrique, (Solomon se présente maintenant comme le consul de Bangui en Israël) les signatures s’accumulent au bas des promesses d’achat. Et voilà, comme le barde dans Astérix, qu’apparait Balkany dans l’histoire. C’est dire si tout cela est du solide. Eh non. Il parait qu’en montant leurs trustes et holdings, Solomon et sa bande ne se sont livrés qu’à une pratique dite de la « bouilloire ». On doit même à cette « dream team » le plus beau coup réalisé en la matière. En juillet 2007 alors que les indices boursiers sont dans les chaussettes, une société américaine inconnue, ATI Petroleum, écoule 83000 titres au prix de 18 centimes. C’est la très bonne affaire du moment. Vous n’êtes pas au courant ? Le spécialiste de l’exploration du pétrole au Vietnam devient un dragon et s’apprête à faire exploser le marché du pétrole. Le temps d’un aller et retour Deauville, la durée d’un week-end, et voilà que l’action a bondi et frôle les 4 euros.  « Deux sites de gaz acquis en Tunisie » et hop, le cours grimpe de 1 700 %. Si ça ce n’est pas du génie, Solomon est honnête homme !

Bien sûr les vétilleux, il y en a toujours, font observer qu’au pays de Bourguiba il n’y a ni gaz ni pétrole au moindre étage. Pas grave. L’important se joue en bourse. Lieu étrange où des gens fortunés, souvent instruits et méfiants sont prêts à jeter leur argent à la mer dans l’espoir d’un peu plus. Ou beaucoup.

Et paf ! Comme souvent avec Solomon, malchanceux au Monopoly, le passage par la case prison est un impératif. L’équipe est arrêtée à Grasse au cours d’un repas de loups. Grillé, le franco-israélo- Centrafricain-Tunisien est à nouveau comme une balle de golf : au trou.

Conter les aventures de Solomon, dit « Le Roi » occuperait les pages d’un annuaire parisien, on y trouve des carambouilles sur le carbone, d’autres sur la téléphonie. Chez lui m’imagination est au pouvoir. Nous allons donc sauter quelques étapes pour plonger sur l’un de ses coups les plus dingues : le piratage d’un pétrolier de 234 534 barils depuis le terminal de Cyrénaïque en Libye, en pleine guerre bien sûr. Philippe, qui n’est pas sectaire avec les opinions ou les religions, se découvre un lien d’amitié avec Ibrahim el-Jadhran qui fait métier de djihadiste privé en Libye. Ce joli barbu contrôle, plus ou moins, un terminal pétrolier de Cyrénaïque. Solomon entreprend de présenter ce révolutionnaire à son ami Jacob Zuma, président extrêmement corrompu d’Afrique du Sud. Puisque, la roue de la malchance étant tournante, Solomon n’est plus seulement « consul de Centrafrique en Israël, mais surtout « conseiller » de Zuma. Un chef d’état-bis.

La petite bande trouve plaisant que le barbu de Cyrénaïque puisse, à ce qu’il affirme, jouir du pétrole local. Ainsi, accroché au pipe d’un terminal de Libye, se trouve le « Morning Glory », plein de ses 250 000 barils de « sweet crude », le caviar en matière de pétrole. Pas de problème, les djihadistes vont mettre en marche ce bateau et la bande à Solomon récupérer le trésor pour le livrer à Haïfa. Quitte à reverser une obole au « pouvoir » Libyen et autres corrompus… Le pétrolier fantôme prend donc le large pour se dirige vers Chypre. Venus de Tel Aviv en jet privé, Solomon et ses boys se posent à Larnaka.

 Puis, en compagnie de deux membres du Mossad, il embarque sur un navire. Ce dernier doit les conduire à la rencontre du « Morning Glory ». Mauvaise rencontre ? Le bateau du « Roi Solomon » doit faire demi-tour. A Larnaka les policiers chypriotes se montrentsoudain curieux, fortement aidés dans leur investigation par des agents de la CIA et desForces Spéciales. Etrangement chanceux, pour Solomon et son équipage, la sanction judiciaire s’arrête ici. Prudent comme des Benalla tous les trois sont sagement dotés de passeports diplomatiques. Relâchés, les israéliens peuvent regagner leur jet et Tel Aviv, alors qu’en pleine mer les soldats américains lancent l’assaut contre le « Morning Glory ». Le hold-up du siècle a échoué.

Jacques-Marie Bourget
31 décembre 2018

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Le Maroc se paie un TGV flambant neuf, financé pour moitié aux frais du contribuable français…

Un « petit détail » dont les médias ont très peu parlé…

La France reste généreuse…avec les autres ! Le gilet jaune qui n’a plus rien sur son compte en banque le 15 du mois appréciera ! Et on s’étonne après cela que la France d’en bas se révolte.

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Mercredi dernier, le président Macron était au Maroc pour participer à la cérémonie d’inauguration du TGV reliant Tanger à Casablanca, au côté du roi Mohammed VI.
Ce projet franco-marocain a été lancé en septembre 2011 par le président Nicolas Sarkozy, et inspecté en septembre 2015 par François Hollande.

Il s’agit de la Ligne à Grande Vitesse la plus rapide d’Afrique.
Ce projet, qui a coûté environ 2 milliards d’euros, a été financé à 50 % par la France.

Macron a parlé d’« un projet phare de la relation bilatérale entre la France et le Maroc ».

Cette dépense d’un milliard d’euros donc, réalisée alors que les Français crèvent sous le poids des impôts et les taxes, a provoqué la colère de Louis Alliot, qui souligne que le gouvernement se montre par ailleurs incapable de financer la ligne de TGV Montpellier / Perpignan, pourtant déclarée d’intérêt européen…

Selon les informations qui circulent à Tokyo : C’EST MACRON QUI A MIS LE FEU A l’ALLIANCE RENAULT-NISSAN

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L’indécence de l’enrichissement de Ghosn justifie sans doute le traitement brutal dont il fait l’objet de la part de la justice japonaise. Mais il n’explique pas pour autant pourquoi, soudain, les Japonais ont décidé de mettre fin au pouvoir de celui qui se croyait tout puissant patron, et « se gavait » sans scrupules depuis vingt ans.

La vraie raison, celle qui circule aujourd’hui au Japon dans les rédactions des journaux, des télévisions, et qui se dit dans les talk-shows à mots à peine couvert, mais que très bizarrement notre agence officielle l’AFP -qui a pourtant à Tokyo une solide et compétente équipe- n’entend pas, serait d’un autre ordre. Depuis cette année 1998 où les Français de Renault ont fait leurs premières approches auprès de Nissan, les choses étaient claires : Nissan, dont le nom est la contraction des mots japonais « Nihon (le Japon) Sangyô (industrie) -l’Industrie du Japon) » pouvait faire l’objet d’une prise de participation importante, mais ne pouvait en aucun cas être achetée en totalité.

Nihon Sangyô-NIssan : un symbole fort

Nissan, qui a produit pendant la guerre énormément de camions et jeeps pour les forces impériales, est un symbole national, une partie de l’âme de la nation japonaise. Nissan peut être co-pilotée, comme elle l’a été pendant vingt ans, par un étranger, un « Gaïkokujin », mais elle ne peut être vendue et absorbée pour disparaître ou fusionner avec une entité étrangère. Dans l’esprit japonais, la prise de participation de Renault dans Nissan, relevait d’un partenariat, un échange de bons procédés entre les deux nations, comme l’industrie des deux pays l’ont fait depuis 160 ans (on célèbre cette année le 160ème anniversaire du traité d’amitié franco-japonais entre l’empire japonais et, à l’époque, l’empire français).

2018 : les 160 ans d’amitié franco-japonaise

Il y eut une époque ou l’intelligence française fertilisait le japon, lorsque des ingénieurs exceptionnels comme Léonce Verny construisait à Yokosuka, au sud de Tokyo, le premier arsenal (constructions de navires) du Japon. Verny, homme rigoureux et pieux -une des ses premières préoccupations fut de faire édifier une chapelle là où l’on débutait sous sa direction les gigantesques travaux- a encore là-bas sa statue, et un musée qui lui est consacré. Verny était d’une honnêteté sans faille et d’une énergie qui fait encore l’admiration des historiens locaux. Il pilota cependant une entreprise qui fut d’un apport essentiel pour le Japon, en même temps qu’une magnifique affaire pour les industriels français.

Un samouraï ne se déguise pas en Français

A cette époque, en 1867, une délégation japonaise officielle vint visiter la France, et s’installa à Paris dans un hôtel de la rue de Rivoli, face au Louvre. Tous les matins, une foule nombreuse venait devant l’hôtel admirer la sortie des Japonais : ils étaient vêtus de leurs costumes traditionnels et, contrairement la délégation thaïlandaise qui, un an plus tôt, avait adopté au bout de trois jours le vêtement européen, ils le restèrent durant tout leur séjour, changeant seulement de kimonos au fil des jours, et sans jamais se démunir de leurs sabres. La délégation comptait en effet une majorité de samouraïs, et l’atelier Nadar en a fait une collection de photos encore visible de nos jours.

Un partenariat n’est pas une soumission, et en aucun cas une fusion. Les choses étaient claires depuis le départ : NIssan n’était pas vendue, mais offerte en participation. Depuis la signature de l’accord, en 1999, cette association a parfaitement fonctionnée. Elle a abouti, car Ghosn aime beaucoup trop l’argent, mais est aussi un manager très talentueux, à la formation d’une ensemble qui est aujourd’hui, avec l’arrivée récente de Mitsubishi automobiles dans l’association, le premier groupe automobile mondial. Ce n’est quand même pas rien, et il convient de célébrer cette immense réussite qui a fait naturellement bien des jaloux.

Quand Macron ordonna à Ghosn la fusion

Et à vrai dire, très probablement, Carlos Ghosn qui avait quand même eu le temps de jauger les Japonais, n’avait aucunement l’intention de changer quoique ce soit aux règles du jeu, même si l’envie d’une fusion le tenaillait depuis longtemps. Et puis voilà que patatras, dit aujourd’hui la rumeur à Tokyo alimentée par des fuites sans doute venues des entretiens que la justice japonaise a actuellement avec Ghosn, le président de Renault Nissan Mitsubishi a été mis au pied du mur lorsque, l’an dernier, il a demandé à son principal actionnaire, l’Etat français, le renouvellement de son mandat de PDG. Ce jour-là, lui a été mis une condition impérative : la fusion de Nissan et Renault en une entreprise française. Celui, dit-on à Tokyo, qui lui a posé cette condition impérative, c’est Emmanuel Macron lui-même, lors de l’entretien qu’il eut alors avec Ghosn, à l’Elysée. Le Franco-libano-brésilien mit en garde le Président français : c’était aller au clash avec les Japonais, avec le Japon lui-même.

L’obstination jupitérienne

Macron ne voulut rien savoir. Il avait décidé et ne reculerait pas, et si Ghosn refusait, il avait les moyens de le faire plier – son dossier à Bercy, où l’on savait tout de ses libertés prises avec la fiscalité, pesait lourd. Ghosn, acculé, accepta. Et il a entrepris depuis un an de convaincre les responsables japonais de Nissan d’accepter la fusion. Il s’est heurté à un refus de plus en plus sec. Tout récemment, malgré cette opposition soutenue par le gouvernement japonais lui-même, il a tenté, sur ordre -il fallait à Macron un grand accomplissement pour se faire une image impériale- de forcer la décision. Poussé dans les cordes, les Japonais ont réagi : ils ont déchu brutalement le roi Ghosn. « Merci Macron !», doit se dire celui-là depuis sa geôle japonaise. Sur le plan de la coopération entre les deux pays les dégâts sont immenses, et la fracture ne se ressoudera pas en quelques années. Macron est constant. Pour les 160 ans de l’amitié franco-japonaise, comme pour les 100 ans de l’armistice, il a vandalisé un grand moment historique par son arrogance stupide. Ni le Japon, ni la France ne lui disent merci, mais plutôt : dégage !

Albach 23/11/2018

 

Pacte de Marrakech :     quand le diable porte pierre.

Le Parti de la France peut s’enorgueillir d’avoir été parmi les premiers mouvements politiques français – sans doute même le tout premier – à avoir mis en garde contre le Pacte onusien sur les migrations, dit Pacte de Marrakech et en avoir dénoncé l’esprit et les conséquences prévisibles.
Ici même nous écrivions mi-novembre : « Avec ce pacte, L’ONU vient de franchir un pas considérable dans sa marche depuis longtemps entamée vers une gouvernance mondiale. Nous ne sommes plus là dans le seul domaine de la recommandation mais dans celui de l’élaboration de la loi planétaire ».
Ce pacte signé par la France le 10 décembre et qui devrait être ratifié le 19 par l’Assemblée générale de l’ONU, s’il n’est pas contraignant au sens juridique du terme n’en constitue pas moins un cadre directif en ce qu’il inscrit dans le marbre de la loi internationale le principe de l’immigration comme faisant partie des « droits fondamentaux de l’homme », droits qui, comme on le sait, régissent les politiques publiques mondiales et en établissent les règles.
À quelque chose pourtant, comme dit le proverbe, malheur est bon.
Au milieu du fatras immigrationniste des vingt-trois points de ce pacte (« renforcer la coopération internationale et les partenariats mondiaux pour des migrations sûres, ordonnées et régulières »), les alinéas dix et vingt et un, à l’encontre des objectifs du pacte et à l’insu de ses auteurs, portent dans leur formulation des éléments susceptibles de servir un État national dans une perspective de résistance à la colonisation organisée. Deux points qui ont échappé à la sagacité de tous sauf à celle de notre président, Carl Lang, bien décidé à les utiliser le jour venu :
  • Point 10 : « Prévenir, combattre et éliminer la traite de personnes dans le cadre des migrations internationales ». Le Parti de la France au pouvoir pourra donc, sans déroger aux règles internationales, mener une lutte sans merci contre les passeurs et leurs complices qu’ils soient sur notre sol national ou à l’extérieur de nos frontières.
  • Point 21 : « Coopérer en vue de faciliter le retour et la réadmission des migrants en toute sécurité et dignité, ainsi que leur réintégration durable ». Le Parti de la France sera donc en pleine légitimité lorsque, à la tête de l’État, il organisera la rémigration pour un prompt et massif retour au pays. Dans la dignité…

SOCIÉTÉ Le Pacte mondial pour les migrations ou l’offensive onusienne contre le principe de souveraineté nationale

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Le Pacte “Global Compact” vise à favoriser une immigration extra-européenne massive, tant légale qu’illégale. Alexandre del Valle souligne ici les postulats tiersmondistes et anti-souverainistes qui sous-tendent ce texte.

Le « Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières » lancé en avril 2017 par l’Assemblée générale des Nations Unies et que les États du monde entier sont invités à ratifier avant le 11 décembre 2018, suscite depuis des semaines des débats houleux entre « immigrationnistes » et « populistes », mais pas seulement, car le Pacte, de son vrai nom « Global Compact », vise en fait à favoriser une immigration extra-européenne massive, tant légale qu’illégale (les deux étant confondues de façon perverse), que les pays d’accueils européens sont sommés d’accepter et d’organiser sous peine d’être qualifiés de « racistes » et « xénophobes ». Alexandre del Valle souligne ici les postulats tiersmondistes et anti-souverainistes qui sous-tendent le texte mais que les 193 États de l’Assemblée générale de l’ONU, à l’anti-occidentalisme revanchard, ont d’autant plus facilement adopté qu’ils ont intérêt à se débarrasser de populations excédentaires sans travail et que seuls les Etats européens en respecteront réellement les termes « non-contraignants » pour se donner bonne conscience. Sauf si les désistements en chaîne observés ces dernières semaines – Hongrie, Pologne, Slovaquie et République Tchèque en tête – et les demandes d’amendements formulés par nombre d’États occidentaux non-dupes se multiplient.


Gommer la différence entre « immigrés » et « réfugiés », étrangers et citoyens…

Plusieurs remarques préliminaires sont à faire : les Nations Unies n’ont en principe pas du tout vocation à lancer pareille initiative et il est clair que les États cosignataires africains, islamiques, asiatiques ou d’Amérique latine qui n’y ont pas intérêt ne respecteront jamais les règles morales » édictées dans ce « Pacte » et surtout les devoirs financiers que seuls les pays démocratiques occidentaux sont sommés de mettre en œuvre. D’évidence, la plupart des mesures de cet accord multilatéral sont impossibles à mettre en place dans la vaste majorité des pays membres des Nations Unies. L’effort et le coût se porteront donc sur une minorité de pays développés sur le plan juridique et social.

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Entre bases de données géantes, biométrie, et dépenses nécessairement astronomiques, on comprend mal ce qui a pu mener à ce projet. Ensuite, l’aspect « non-contraignant » du dit Pacte vise en fait assez habilement à contourner les lois des États souverains et les bases mêmes de la démocratie, et n’empêchera d’ailleurs absolument pas le « Pacte » d’avoir des effets légaux ultérieurs pour les signataires. En effet rien n’empêchera les tribunaux, cours constitutionnelles et autres instances étatiques de judiciariser peu à peu les normes onusiennes comme on l’a déjà en France avec la cour constitutionnelles qui, répondant à une « question prioritaire de constitutionnalité », a donné raison à des lobbies immigrationnistes désireux de dépénaliser les migrations illégales et à accorder aux clandestins qui enfreignent les lois les mêmes droits sociaux que les citoyens qui cotisent depuis des années et paient des impôts pour y avoir droit. La « migration » organisée au niveau global est par conséquent l’outil d’une volonté manifeste de réduire toutes les personnes, citoyennes, étrangères, régulières ou irrégulières, à des entités juridiques et socio-économiques interchangeables, indifférenciées d’un point de vue civilisationnel, et à qui l’appartenance à la citoyenneté nationale ne peut en aucun cas conférer des privilèges et droits particuliers, d’où l’octroi des mêmes droits et aides économiques aux uns et aux autres.

La légitimation de l’immigration illégale par les confusions sémantiques des termes immigration/immigration/migrants/immigrés

Ces confusions mettent dans le même sac les réguliers et les illégaux, migrants économiques et réfugiés, vrais et faux demandeurs d’asile. Elles ne trompent certes pas du tout les publics avertis, mais elles introduisent d’énormes confusions dans l’esprit des masses, surtout des peuples occidentaux abreuvés de doxa « diversitaire » cosmopolitiquement correcte et de ce fait culpabilisés/diabolisés dès qu’ils osent limiter l’immigration (droit de tout État souverain) ou refusent même simplement l’immigration illégale. Celle-ci, normalement sévèrement punie par les lois, est aujourd’hui présentée comme légitime par nature puisque les frontières sont une anomalie, d’où le nom de l’ONG pro-migrante financée par Georges Soros : « No Borders ». Pour faire accepter les « droits » inaliénables de migrants qui n’en ont pourtant normalement aucun par principe et de jure face à un État souverain, l’idée est de légitimer le migrant dans son ensemble, s’il vient du « Sud » et de pays anciennement colonisés par l’Europe, en le présentant comme une « victime » a priori, un réfugié par nature, persécuté chez lui par des tyrans après avoir exploité dans le passé par les États européens d’accueil…. De ce fait, le « migrant » cesse d’être un individu responsable capable d’être honnête ou malhonnête, éligible ou pas, mais un « créditeur » par essence dont les droits seraient inversement proportionnels aux devoirs, quant à eux réservés naturellement au débiteur occidental.

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Conformément à cette doxa, le Global Compact on Migration laisse entendre en toute logique idéologique que ce ne sont nullement les pays qui laissent cyniquement leurs ressortissants partir – et refusent par mauvaise foi de les reconnaître comme co-nationaux lorsqu’ils sont renvoyés – qui sont appelés à supporter le coût de leur entreprise immigrationniste, mais les seuls pays d’accueil. De même si l’Arabie Saoudite est la première destination de la migration (après les États-Unis), le pacte ne pose pas les mêmes enjeux pour la monarchie wahhabite totalitaire esclavagiste où les immigrés n’ont aucun droit par principe et sont des inférieurs, que pour les pays d’Europe égalitaristes au point de ne plus distinguer entre ami et ennemi, étranger et national, membre de sa civilisation et issu de civilisations différentes ou hostiles. De ce fait, les Saoudiens voient arriver sur leur sol soit des coreligionnaires sunnites, soit des non-musulmans qui n’auront jamais ni la nationalité saoudienne ni des droits de citoyens, alors que l’Europe est sommée d’organiser l’arrivée et de favoriser l’implantation de populations mêmes adeptes de cultures hostiles à leurs valeurs fondamentales comme l’islamisme.

La page du site des Nations Unies dédiée à ce Pacte « historique » a d’ailleurs un peu plus d’honnêteté intellectuelle que son document de 34 pages : la photo centrale est celle d’une femme voilée et de son mari, les deux faisant un signe de cœur avec leurs mains. C’est là en fait la seule (mais éclairante) allusion à la dimension « culturelle » de la « migration » en question, d’emblée affichée comme islamique, et ce clin d’œil n’est peut-être pas un détail innocent quand on sait que la majorité des 57 pays composant l’Organisation de la Coopération islamique, l’OCI, a adopté ce Pacte à l’Assemblée générale des Nations Unies.

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Dissymétrie des responsabilités des pays face aux migrants : un engagement intenable

Le Global Compact on Migration, qui devait au départ engager les 193 pays membres des Nations Unies, fait fi de la disparité criante entre régions développées au niveau socio-économique et juridique et régions à la traîne, et il fait l’impasse sur la dimension culturelle de la migration, ce qui fait d’un accord prétendument « multilatéral » un programme de sur-responsabilisation des seuls pays d’Occident. D’après les Nations Unies, 258 millions de personnes vivent hors de leur pays et sont donc considérés comme « migrants », terme que le Pacte décide de mettre sur le même pied que « réfugiés », alors que ces derniers bénéficient d’un cadre légal particulier. Qu’il se déplace pour raisons économiques ou pour fuir un pays en guerre, le migrant devient une abstraction juridique, supportant des droits – et des obligations paraît-il, dont le Pacte se garde bien de donner les contours – où qu’il soit, à quelque étape de son parcours migratoire qu’il se trouve.

Or ces droits, pour s’exercer, doivent faire l’objet d’une protection qui incombe au pays dans lequel le migrant se trouve. Ainsi le Pacte prévoit que soit fournie au migrant une information précise sur ses moyens de réclamation et de compensation en justice si ses droits étaient bafoués (qu’il ait un statut ou non), accompagné d’un accès facilité à une assistance juridique (publique ou « abordable » financièrement). On n’imagine pas que ce soit en Arabie Saoudite, au Soudan ou au Bangladesh que cet accès à la justice va être le mieux mis en place, au contraire des pays d’Occident justiciables par ailleurs de la Cour européenne de Justice.

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Les coûts que cela implique reviendront donc toujours majoritairement aux pays hôtes (de transit ou de destination), sans que le Pacte ne se soucie de savoir comment une justice financée par l’impôt des nationaux pourra absorber indéfiniment ces procédures en « extra ». Un migrant nouvellement arrivé sur le sol français pourrait ainsi se prévaloir du droit français et international pour mettre l’État au pas quant au respect de ses droits. Le migrant en situation illégale serait également protégé, le Pacte précisant que l’illégalité ne doit pas être un « prétexte » à fragiliser l’individu davantage. De même s’agissant d’accès aux services « de base » (c’est-à-dire notamment soins de santé et sécurité sociale), qu’il s’agit d’accélérer et de faciliter, ce sont encore les pays d’Europe surtaxés qui financent – à perte – des systèmes de ce type.

Faciliter l’immigration de masse et le shopping migratoire

Outre la mise en place de « campagnes d’information », de sites internet et de procédures d’information avant le départ et dès l’arrivée du « migrant », les États d’accueil doivent fournir à ce dernier des renseignements détaillés sur les formalités à remplir, les conditions de vie et les outils juridiques en vigueur et bien sûr garantir l’accès aux soins de santé, la justice et au marché du travail, mesures déjà en vigueur en France d’ailleurs, où la seule aide aux migrants irréguliers « mineurs non-accompagnés » (souvent faux mineurs d’ailleurs), coûte déjà deux milliards par an. D’évidence, le Pacte est bel et bien un projet de facilitation massive de la « migration », ou plutôt de « l’immigration », régulière comme irrégulière. Les « campagnes plurilingues » qui « doivent » donner l’état des conditions de vie dans chaque pays d’accueil potentiel sont par ailleurs la porte ouverte au shopping migratoire. De même, les procédures de « réunification familiale » – un « droit » du migrant et qui faciliterait son inclusion dans sa société d’accueil ! – doivent selon les rédacteurs du Pacte être simplifiées et accélérées.

A nouveau, le Pacte ne parle du « migrant » que comme entité générique dépourvue de culture, d’identité voire d’origines, comme bénéficiaire de principe de « droits » qu’il revient au pays hôte de « protéger ». Entre un nigérian, qui peut avoir en moyenne 6 enfants et dont la culture familiale induit des liens très forts sur plusieurs générations, et le suisse (moins de deux enfant par femme), le Pacte ne fait pas de différence. Quoique très précis sur les mesures concrètes à prendre vis-à-vis du migrant, le document est d’une abstraction confondante sur le comment du financement, l’impact sur les pays concernés, ou tout simplement les circonstances de telles mesures.

Lorsqu’il s’agit de faire « participer » le secteur privé et les employeurs à l’inclusion des migrants – notamment en permettant la formation « sur le terrain », des cours de langue ciblant l’occupation professionnelle, la reconnaissance de compétences obtenues autrement que par le diplôme – les Nations Unies semblent avoir balayé d’un revers de main la situation économique et la réalité du marché du travail de la vaste majorité de ses membres. La France compte en effet 5 649 600 demandeurs d’emploi, l’Espagne plus de dix millions. Les prérequis incombant aux jeunes européens sont de plus en plus exigeants, notamment en termes de compétences en langues étrangères (rappelons qu’à Bruxelles il est fréquent que le candidat doive connaître trois langues), pourtant, le Pacte demande que la « maîtrise de la langue » serait revue à la baisse afin de magiquement « faciliter l’emploi des migrants »…

Appel à la censure et « rééducation » de l’Occidental rempli de préjugés anti-immigration

Le Global Compact est un « tout pour l’autre » vertigineux, où les mesures éminemment concrètes à l’égard des migrants forment un contraste saisissant avec la simple « considération » accordée aux inquiétudes « légitimes » des États et communautés d’accueil. Le citoyen sera donc heureux de savoir que les Nations Unies ont constaté son « désarroi », mais le Pacte lui rappelle benoîtement que la migration est avant tout un «avantage » et, au pire, un « défi ». C’est d’ailleurs en ces termes que le Pacte déclare que l’accès à une information « objective, factuelle et claire sur les avantages et les défis de la migration » doit être fourni à tous, afin de « dissiper les discours qui génèrent une perception négative des migrants ». L’objectif n°16 du Pacte global est de « donner les moyens aux migrants et sociétés de réaliser une inclusion et cohésion sociale complètes », et c’est à ce titre qu’il s’agit de promouvoir le reportage éthique sur le sujet des migrants. Passant sans vergogne du devoir d’objectivité à la nécessité de dissiper le négatif, le Pacte enjoint les signataires à mettre en lumière les « contributions positives » des migrants.

L’active participation des médias est requise dans cette vaste entreprise de positivisme forcené, notamment en formant et sensibilisant les professionnels des médias aux problématiques et à la terminologie liées à la migration. Ceux qui feraient montre d’intolérance, de xénophobie, de racisme et toute autre forme de discrimination à l’égard des migrants verraient leurs subsides se tarir. La même vigilance serait de mise en période électorale, ce qui laisse à penser que le Pacte Global vise à interdire l’immigration comme sujet politique ! Autorités publiques et médias seraient ainsi soumis à des mécanismes spécifiquement mis en place pour protéger le migrant – ce qui laisse à penser que pour les Nations Unies, les nationaux d’un pays sont nécessairement hostiles aux nouveaux venus, et que la culture nationale ne vaut pas la peine, elle, d’être protégée, promue, ou « mise en lumière ». Avec des activités culturelles (sport, musique, les arts, festivals culinaires, volontariat et autres événements sociaux), le Pacte entend faciliter (décidément le mot-clé de cet accord) la compréhension et l’appréciation mutuelles des cultures migrantes et celles des communautés de destination.

Tout comme en France la protection des minorités évacue l’antisémitisme musulman (ciblant pourtant une « minorité »), l’élan humaniste et gestionnaire du Pacte Global se préoccupe du migrant dont les droits doivent être protégés des assauts que lui porterait nécessairement la communauté d’accueil. La culture du migrant doit d’ailleurs être « incluse », « acceptée », « appréciée », « mise en lumière », par les autochtones, dont la culture d’accueil est censée tout absorber, en s’adaptant au besoin jusqu’à la distorsion à « l’Autre » appelé à être considéré comme le « Même ». C’est jusque dans les soins de santé que le Pacte entend faire subir cette adaptation culturelle et économique : il s’agit en effet « d’incorporer les besoins de santé des migrants aux politiques de soins de santé nationale et locales» et ce, notamment, en réduisant les barrières de communication…y compris culturelles, en sensibilisant les fournisseurs de soins de santé aux cultures diverses. La disruption générée dans les hôpitaux occidentaux, où médecins masculins ne peuvent ausculter nombre de patientes musulmanes sans un tiers mâle présent par exemple, ne serait dans cette optique à sens unique que le fruit d’un manque d’acceptation par la culture arrivante de la culture d’accueil, et ce problème est évacué au profit d’un discours d’intégration où c’est la communauté d’accueil qui doit absolument « intégrer ».

Le Pacte désavoué par de plus en plus de pays d’Europe

Pologne, Hongrie, Slovaquie et République Tchèque ont tous fait savoir qu’ils ne signeraient pas l’accord, une décision peu surprenante de la part du Groupe de Visegrad, dont les positions assez dures sur l’immigration sont connues (et commentées) depuis longtemps. La Croatie et la Bulgarie ont également signalé leur refus en novembre, et l’Estonie n’a confirmé son soutien qu’après un débat échauffé au gouvernement. Fin novembre ce sont encore l’Australie et Israël qui quittaient la table et fin octobre l’Autriche après s’être montrée réticente au pacte, actait son refus de signer.

L’Italie a déclaré qu’elle ne se rendrait pas à Marrakech et souhaitait laisser le temps à son Parlement de prendre une décision informée, un report de décision partagé également par la Suisse. Au total, ce sont donc 10 non-signataires et 2 pays qui souhaitent reporter la signature (Suisse et Italie), et il y a fort à parier que le gouvernement populiste italien de M. Conte ne signera pas. Ce n’est pas un hasard si ce sont majoritairement des pays occidentaux qui désavouent ce Pacte Global qui devait au départ rallier les 193 membres des Nations Unies. Prétendant d’abord être un accord «multilatéral », les objectifs et mesures envisagées pour les atteindre prennent place dans des contextes très différents d’une région à l’autre et n’engageront tout simplement pas les mêmes responsabilités pour les pays membres. Il est évident que les pays d’Afrique (une cinquantaine aux Nations Unies), les pays d’Asie-Pacifique (également une cinquantaine), ceux d’Amérique Latine-Caraïbes (33) ne font pas face aux mêmes difficultés que les 22 pays occidentaux (y compris Canada et États-Unis). Ce sont donc à nouveau les pays les plus avancés en matière de droits et de libertés qui se verront le plus tenus et le paradoxe de sociétés développées qui voient se retourner contre elles les outils qu’elles ont développés, à l’image des droits de l’homme dévoyés pour museler l’esprit voltairien français, est poussé à son paroxysme.

La Représentante pour la Migration Internationale aux Nations Unies, Louise Arbour, déclarait le 27 novembre que les désistements en chaîne de ces derniers mois donnaient une piètre image des pays en question, soulignant les « avantages économiques » que la migration est capable de produire si elle est bien gérée. En réalité il n’est aucun chiffre disponible à ce jour qui permette d’affirmer l’avantage concret de l’immigration, qui prennent en compte les accommodements, les délibérations, les dérogations, les procédures judiciaires, qui accompagnent « l’intégration » de nouveaux venus dans un pays donné. En janvier 2016, le Fond Monétaire International publiait un rapport sur les « défis économiques » posés par la vague migratoire, rapport largement relayé comme « très positif » par les médias. L’apport économique (notamment en contribuant par les taxes) des migrants dépendait massivement de leur entrée sur le marché du travail, entrée que le rapport estimait entre deux et cinq ans après leur arrivée, si on voulait bien ajuster les attentes en termes de langue et de compétences notamment. En réalité, les aspects « positifs » étaient enrobés de « pourrait » précautionneux et conditionnés à des circonstances structurellement difficiles à mettre en place.

Pacte « non-contraignant », ou comment contourner le débat public et parlementaire : une tendance des relations internationales en pleine croissance

L’argument a été donné de si nombreuses fois pour invalider les objections au Pacte Global qu’il faut préciser ce qu’il a de faux en plus de malhonnête. Bien entendu s’il n’y a aucune conséquence à signer pareil accord on peut retourner la question et demander « ce que ça peut bien leur faire » de ne pas signer. En réalité les accords dits non-contraignants sont un outil tout à fait courant des relations internationales et ne tombent pas nécessairement hors du droit international. Nombre de chercheurs en droit se sont penchés sur la prolifération de ces accords internationaux notamment en ce qu’ils questionnent la loi en tant que telle.

Le Global Compact, en se disant non-contraignant, permet aux gouvernements de faire l’économie d’une bureaucratie lente et coûteuse, certes, mais aussi du débat parlementaire interne et de contourner ainsi un processus de décision démocratique. Or cet argument de la « non-contrainte» du pacte occulte plusieurs aspects, dont celui du « politiquement contraignant » et du poids symbolique de tels accords. Ainsi certains avis ou décisions du Parlement européen, purement « consultatifs » et sans effet juridique, se voient tout de même entérinés par la Commission en raison de leur haute valeur symbolique et politique difficiles à ignorer sans risque. D’autre part, un accord international tel que celui des Nations Unies, même non-contraignant, peut renforcer la densité de traités parfaitement contraignants, en ramollir d’autres, et être tout à fait pris en compte par la justice elle-même en tant qu’il compte comme preuve d’une pratique internationale et de droit coutumier.

Il n’est pas rare d’avoir recours à ce type d’accord pour sa malléabilité, sa facilité de mise en œuvre, que ce soit dans les domaines militaire, environnemental ou des droits de l’homme. Prétendre que ces accords seraient sans effet est un mensonge et une grave erreur, ne serait-ce que dans l’appel d’air qu’il provoque, informant les migrants du monde entier de leur droit souverain devant les nations. Et à tout le moins, le Global Compact on Migration est la manifestation d’un nouvel ordre transfrontières reposant sur le fichage des citoyens quels qu’ils soient, et l’effacement de certaines cultures au profit d’autres mieux protégées ou pourvues de moyens disproportionnés pour s’implanter.

ONU :    le pacte de la colonisation.

Le 19 septembre 2016 les pays membres de L’ONU signaient la Déclaration de New York pour les réfugiés et les migrants prévoyant notamment la signature d’un Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières. Objectif affiché et revendiqué par le président de l’assemblée générale de l’ONU, Miroslav Lajčák : « contribuer à tirer parti des avantages de la migration et en atténuer les risques. Il peut fournir une nouvelle plate-forme de coopération. Et peut-être une ressource pour trouver le juste équilibre entre les droits des peuples et la souveraineté des États ».
Le texte final (41 pages) signé le 13 juillet 2018 par 292 Etats et qui devrait être adopté à Marrakech le 10 et 11 décembre, se donne pour objectif de permettre « des migrations, plus sûres, ordonnées et régulières ».
Le pacte est juridiquement non-contraignant mais n’en reste pas moins un texte porteur d’un message et d’engagements constituant un cadre serré et directif.
  • Message : les Nations Unies considèrent la migration comme un droit légitime et reconnu dont les peuples concernés peuvent faire usage librement, l’accent étant par ailleurs mis sur la reconnaissance de l’apport migratoire pour les pays d’accueil. Il s’agit clairement d’un nouvel appel d’air désormais conditionné dans un ensemble juridique international.
  • Engagements avec 23 objectifs précis et l’énumération des mesures nécessaires pour les atteindre (facilités de déplacements, papiers d’identité pour tous… La panoplie immigrationniste est largement reprise dans le plan de l’ONU), le droit des nations à leur souveraineté n’étant reconnu que par souci d’habillage.
À la fin de l’année 2000, L’ONU préconisait l’implantation de 4,5 millions d’immigrés par an en Europe. Le rapport de 2017 porte désormais ce chiffre à 13,5 millions de nouveaux entrants annuels dans une perspective de population de substitution.
Avec ce pacte, L’ONU vient de franchir un pas considérable dans sa marche depuis longtemps entamée vers une gouvernance mondiale. Nous ne sommes plus là dans le seul domaine de la recommandation mais dans celui de l’élaboration de la loi planétaire.
Les États-Unis se sont retirés de ce pacte il y a plus d’un an. La Hongrie, l’Autriche, la Suisse, Israël, ont annoncé qu’ils ne signeraient pas, tandis que la Pologne, la République Tchèque et la Croatie prennent le même chemin.
Le Pacte sera pourtant très certainement ratifié. La France de Macron en sera un des premiers signataires avec l’Allemagne de Merkel.
Le Parti de la France appelle tous ceux qui refusent la submersion migratoire voulue et organisée par le mondialisme à perdre contact avec lui pour que s’organise et se développe le grand mouvement de résistance politique auquel aspirent des millions de Français soucieux de leur identité, de leur sécurité, de leurs conditions de vie et de l’avenir de leurs enfants dans une France française et une Europe européenne.

Royaume-Uni   Brexit or not Brexit ? 

En l’absence de réaction forte et clairement signifiée, le totalitarisme a toujours le dernier mot.
Celui de l’union mondialiste européenne ne déroge pas à cette règle d’airain.
En 2005, après l’échec du référendum sur la Constitution européenne, faute de pouvoir changer les peuples (quoi que…), on les contournait. Ce fut le traité de Lisbonne qui aboutissait à peu de chose près aux mêmes effets.
En 2018, profitant de la désunion des partisans de la rupture, c’est par la négociation et le détournement d’intention que l’UE tente de parvenir à ses fins en réduisant considérablement l’impact du Brexit. Si le schéma d’accord conclu la semaine dernière entre Theresa May et la Commission européenne devait être ratifié à la fois par le Parlement britannique (malgré la cascade de démissions au sein du gouvernement conservateur pour protester contre l’accord et la grogne des députés) et le Conseil européen qui se réunira le 25 novembre, ce sera, contre la décision des Britanniques, une vraie fausse sortie de la communauté.
La Grande Bretagne resterait, en effet (sans pour autant avoir le droit de parole au sein des instances) dans l’union douanière ce qui implique la libre circulation des marchandises et des biens, c’est-à-dire l’essence même du moteur menant au vote populaire anti UE du 23 juin 2016.
Tout indique enfin que si l’accord n’était pas ratifié par le Parlement en décembre, que si May venait à être renversée entraînant l’organisation de nouvelles élections, plutôt que de se satisfaire d’un « no deal », on s’acheminerait alors avec la complicité du très gauchiste Labour de Jeremy Corbyn, vers un nouveau référendum.
Dans tous les cas, une fois de plus, la volonté profonde d’une nation et la détermination du Pays réel auront donc été bafouées.
Pour le Parti de la France, c’est par l’action de l’ensemble des mouvements nationaux et identitaires européens que s’opérera le vrai changement de vision, d’orientation, de méthodes et de pratiques qui transformera le magma technocratique et mondialiste de Bruxelles en une union civilisationnelle, économique et stratégique des États souverains, capables, en partenariat avec la Russie, de s’imposer au reste du monde.