Le Grand Débat National et nous

Faut-il participer au fameux débat national et aborder les sujets évoqués dans les 82 questions « suggérées » aux participants ? Mélenchon a répondu NON au motif que selon lui les dès seraient pipés. Sans doute ! Et nous savons qu’il s’agit là d’abord d’une opération politicienne destinée à relancer Macron.
Mais il y a débat et donc prises de parole et la politique de la chaise vide est tout sauf politique précisément. Aussi bien, le PDF recommande à ses adhérents et militants de participer aux réunions à titre individuel afin de tout faire pour réorienter les débats sur les vrais sujets majeurs qui engagent l’avenir du Pays. Nous savons que les media font tout pour occulter les thèmes identitaires et pour imposer l’image revendicative exclusivement sociale qu’incarneraient les Gilets Jaunes. C’est évidemment faux même si la mode syndicalo-médiatique impose le slogan « payer – et toucher + » qui ressemble plus à une devise de clients fidèles de la prostitution.
Dans la réalité, les prises de paroles seront articulées autour des 82 questions posées, ce qui traduit d’ailleurs une volonté confiscatoire du Pouvoir puisque immigration, dette publique, échelle des peines, drogue, corruption, enseignement, santé, sont à peine abordés quand ce n’est pas « oubliés ».
  • Ainsi, vous profiterez de la question 6 liée aux économies de l’État pour précisément invoquer l’option « autre » en parlant du coût de l’immigration.Les conséquences de celui-ci dans les domaines budgétaires, financiers, sociaux, démographiques, sociétaux et sécuritaires sont considérables. Vous vous reporterez aux études excellentes de Gérard Pince (« les Français ruinés par l’immigration » 2013) et du Rapport Posokhow qui évaluait à 84 milliards d’euros le coût budgétaire et social du phénomène. Vous pourrez aussi rappeler que le sujet avait déjà alerté des spécialistes reconnus comme Pierre Milloz il y a 30 ans et que la politique de l’autruche ne date donc pas d’hier ! Si les Français sont aujourd’hui plus alarmés par leur précarité sociale que par l’avenir du Pays et se décident enfin à réagir, alors, pour payer moins et gagner plus, il faut trouver des solutions et celle de juguler l’immigration aura tous les avantages.
  • En réponse à la question 8, la suppression de l’AME est aussi une évidence absolue puisqu’elle favorise ouvertement les actes délictuels de clandestinité et n’aurait jamais dû être validée par le Conseil Constitutionnel. Le PDF défend le principe du Patriotisme social qui consiste à réserver les aides sociales et familiales aux citoyens français, a fortiori quand la crise s’installe ! Face à vos détracteurs, vous aurez toute facilité à rétorquer « Sinon à quoi bon servirait la nationalité française, la carte d’identité et plus largement aussi la citoyenneté européenne ??? Si nous ne sommes pas prioritaires dans notre propre Pays à l’heure où il faut sauver notre économie ou réduire la dette et le chômage, alors à quoi sert-il de naître Français, d’être estampillé Français ??? »
  • Et ce n’est pas là l’affirmation d’un égoïsme nationaliste mais la politique que mènent les autres Pays en privilégiant leurs ressortissants dans ces domaines ! Mitterrand l’a dit lui-même, « la France ne peut pas accueillir toute la misère du monde ». J’ajouterais : – Et doit donc se recentrer sur celle de nos concitoyens les plus pauvres !
  • La question 3 peut aussi attirer notre attention sur la dette publique : Quelles en sont les raisons fondamentales ? Quand les précédents Présidents de la République auront-ils à répondre de leurs actes, de leurs gaspillages et gabegies ? Ils n’ont jamais été mandatés par les électeurs pour enfler la dette et c’est même en promettant le contraire qu’ils se sont fait élire ! Comment justifier que Sarkozy ait été l’un des plus dépensiers Ministre du Budget et Président de la Ve République et pour quel résultat ? N’importe quel Chef de PME serait interdit d’exercer par la Loi dans une situation similaire. Quant au budget, vous pourrez aussi vous tailler un beau succès en rappelant que l’État triche de plus en plus quand il ose intégrer dans le PIB les « richesses » induites crées par la prostitution et le trafic de drogue. Non seulement c’est immoral et inqualifiable mais pourquoi alors ne pas y intégrer le crime organisé ?
  • La question 29, relative aux procédures administratives inutiles nécessitera une concertation avec vos adhérents immergés dans la fonction publique et l’entreprise car les exemples ubuesques ne manqueront pas.
  • La question 50 sur la confiance à l’égard des Élus posera aussi un débat de fond : comment peut-on encore tolérer que les députés eux-mêmes votent leurs propres salaires et retraites créant ainsi un privilège que n’accordait pas l’ancien Régime. C’est là une pratique de caste oligarchique qui contribue grandement à la défiance du peuple. Ce serait plutôt à la Cour des Comptes d’en assumer la tâche à l’aune des valeurs d’exemplarité et de mérite que l’on attend de ces Élus.
  • La question 67 permettra d’insérer la question de la solubilité de l’Islam dans notre Pays. Ce sera la plus délicate car la plus censurée et vous fustigerez ces mosquées fondamentalistes payées par des pays étrangers et soutenues par des municipalités qui enfreignent le principe de laïcité.
  • La question 74 se borne à citer pudiquement les « incivilités » mais vous pourrez aussi vous étonner du laxisme judiciaire, rappeler que l’échelle des peines sert à punir mais aussi à dissuader propagation et récidives et que notre société est gangrenée par des mafias étrangères qui profitent de la libre circulation européenne. Le combat contre le trafic de drogue, le rétablissement de la peine capitale par injection létale pour les crimes les plus abominables avérés pourront aussi être abordés.
  • La question 79 sur la politique migratoire laisserait sans voix s’il n’était pas indispensable de faire remarque à l’auditoire que jamais les Français n’ont été consultés par référendum sur ce sujet et que ce déni est révélateur à lui seul de la démocratie confisquée qui caractérise la Ve République !
  • Enfin soyez vigilant sur la question 82 car elle tenterait certains gauchistes de relancer le droit de vote à accorder aux immigrés. Vous affirmerez sa totale inopportunité, son incompatibilité avec les urgences débattues et les risques d’émergences islamistes déguisées. Dans tous les cas : politesse, concision, sang-froid.
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Et pendant ce temps, l’ennemi avance ses pions

J’ignore si l’ordre du jour du futur grand débat national permettra de trouver l’armure idéale pour protéger les CRS des poings nus de certains manifestants, mais il y a d’autres symptômes de guerre civile qui passent malheureusement inaperçus à cause des tollés médiatiques et émois républicains du moment.
Pour la première fois en Europe, force est de constater l’existence d’un État officiellement et totalement narcotrafiquant. Et c’est la France qui l’abrite dans une enclave qui ne tardera pas à réclamer son émancipation. La chaîne de télévision parlementaire a récemment diffusé une émission intitulée « Droit de suite » qui traitait du trafic de drogue dans notre Pays et des complicités politiques locales qui lui permettait de prospérer. A cette occasion, les journalistes Frédéric Ploquin et Jean-Pierre Gratien ont annoncé et confirmé que le département « français » de Seine St Denis était devenu le premier état narcotrafiquant de l’UE et la réalité des faits suffit à dissiper les doutes. Ce triste constat s’appuie d’abord sur une très discrète progression des métastases durant ces quatre dernières décennies dans toutes les villes du département avec comme citadelles les cités les plus importantes des grandes villes. Aujourd’hui, une mue décisive du monstre a été actée : le trafic des drogues dans le 9-3 constitue un budget annuel de plus de 3 milliards d’Euros. Alors que le budget du Conseil départemental, l’assemblée chargée de gérer ce territoire provisoire de la République, ne dispose que de 2 milliards de budget. Le trafic des drogues est donc devenu le « premier employeur » du département, sa première « richesse », l’économie souterraine et parallèle la mieux organiséependant que l’État et ses élus sont incapables depuis 40 ans à endiguer le phénomène. Pire nous dit-on, certains élus l’accompagnent en le cautionnant, en le soutenant tels des affidés de la maffia, puisque des facilités sont octroyées pour sanctuariser les lieux de vente et des locaux municipaux sont même parfois mobilisés pour accueillir des nouveaux stocks du poison. Non, vous ne rêvez pas. Cet état de fait ne nous étonne absolument pas. J’ai moi-même vécu plus de 20 ans en Seine Saint-Denis. Nous connaissions le processus qui gangrenait nos villes et l’omerta y régnait déjà car les trafiquants savaient parfaitement arroser les interlocuteurs qui leur étaient indispensables. Ce que l’émission de la chaîne parlementaire ne dit pas est encore plus grave car, au-delà des complicités actives ou passives, il y a une réalité qui conditionne la suite des évènements à venir. Ce trafic, de dimension colossale et para-institutionnelle, est indissociable des phénomènes migratoires puisque leurs concentrations massives et immaitrisables dans nos banlieues ont justement généré cette forme d’économie.
Ce n’est pas la pauvreté qui a conduit des populations « exploitées » à ces expédients, comme se plaît à l’ânonner la Gauche parmi toutes les foutaises qu’elle utilise pour mieux se dédouaner de sa coupable permissivité habituelle, non ! Ce n’est pas non plus le « manque de moyens pour l’intégration » car ils ont été considérables, honteux même au vu des résultats, et quand on sait que ce département a fourni à l’Exécutif un Ministre de l’Intérieur (Pandraud), un Ministre de l’Intégration (Raoult), tous deux RPR ce qui est une circonstance aggravante mais nous n’oublierons pas non plus les ministres de gauche, postes tous confondus en rapport avec l’immigration, le social et le logement, qui leur ont permis de faire preuve eux aussi d’incompétence gravissime : Bruno Leroux, Marcel Debarge, Claude Bartolone, Jack Ralite etc. sans oublier Tapie qui, à l’appel du Maire de Montfermeil dans les années 80, avait promis d’utiliser la tour mise à sa disposition pour mettre le pied à l’étrier aux jeunes de banlieue abandonnés par l’État. Foutaises, sornettes et mensonges éhontés. De tout ce fatras de promesses non tenues une seule l’a été : l’exorbitance des montants alloués justement à l’immigration et à l’intégration, autant de milliards de francs et d’euros enfournées pendant quarante ans dans le tonneau des Danaïdes en pure perte au vu du bilan catastrophique. Un échec cuisant aussi pour la République, toujours bouffie de ses ambitions arrogantes, de ses leçons dispensées par un corps préfectoral qui n’a jamais rien eu à envier au corps politicien.
Car la République en question n’est plus qu’un paravent. Les forces de l’ordre ne se déplacent plus dans les zones de non-droit pour faire appliquer la Loi et précisément le Droit ; trop dangereux, les zones sont gardées, les cités réputées imprenables, les kalachnikovs chargées, les nombreux choufs bien payés et aux aguets. Les élus honnêtes n’ont plus droit de cité dans leurs quartiers et négocient avec des interlocuteurs divers pour négocier ici un retour au calme, là le passage d’un bus ou encore la bonne tenue d’un bureau de vote. On s’adresse alors à un supposé doyen d’âge, ou à un chef de clan autoproclamé tandis que les vrais responsables restent à couvert car les aînés n’ont plus le droit comme jadis au respect.
La seconde réalité c’est que le trafic de drogue est indissociable de l’Islam radical. Partout où celui-ci se répand, il a besoin d’argent et utilise les trafics de toutes sortes pour se doter des moyens nécessaires à sa prolifération : véhicules, armes, stockages, salaires des complices, pots-de-vin, propagande, mosquées ; c’est ainsi. On l’a vu surtout en Afghanistan où les forces américaines ont été si pitoyablement incapables d’endiguer le trafic qu’on se demande, au vu de l’effarante explosion de sa prospérité, si ce n’était pas voulu ?
Mêmes principes avec Daesh qui a utilisé tous les trafics pour se financer. On ne peut donc que s’alarmer des chiffres budgétaires en Seine St Denis car ils peuvent légitimement être interprétés comme un baromètre florissant de l’Islamisme le plus radical. On reconnaît d’ailleurs sa patte dans l’organisation feutrée de ses réseaux et dans l’efficacité du maintien de l’ordre quand des échauffourées extérieures viennent gêner le commerce en question. Le cannabis venant en tête du hit-parade des ventes, on ne peut qu’être atterré devant l’insistance de prétendus spécialistes ou sociologues à réclamer sa dépénalisation au motif que la lutte contre la drogue est en échec. Si c’est bien le cas c’est à cause d’une inertie politique générale et ce n’est pas en légalisant le cannabis que le fléau sera jugulé, au contraire. À force de retirer à l’échelle des peines tous ses échelons il n’y aura plus d’échelle du tout car l’échec des Pouvoirs publics face à la délinquance devrait aussi logiquement nous interpeller au point d’envisager la dépénalisation de tous les délits dits mineurs !!! On nage dans l’absurde criminel ! Plus grave, demain ce sont les Imams radicaux qui proposeront de suppléer la police française par leurs milices dans les quartiers de banlieue et, malgré l’entorse évidente faite à la laïcité, le Pouvoir n’aura pas le choix et ce sera le début de la fameuse partition que Hollande (et Collomb) prophétisait, comme tout bon pyromane sait le faire.
Ce sera un pas décisif dans l’implantation de l’Islam radical en Europe, avec des centaines d’enclaves qui prétendront aux mêmes droits avant de déclencher plus tard la conquête sainte.
Ils ont tout observé, nos forces armées, notre décadence, l’insuffisance de nos moyens policiers, la cupidité de certains élus, la démographie du déclin, la repentance. Le fruit devient mûr et ils n’ont même plus besoin d’un droit de vote… La main qui sauvera notre Pays ne devra pas trembler, la politique qui sera la seule ne devra pas mollir. Tout le reste n’est que divisions dérisoires, complicités aveugles ou criminelles, et il faudra garder cela en mémoire.

Big Brother se défend bien…

Y a-t-il des symptômes réels de guerre civile ? L’étude des prémices est intéressante bien que le sujet soit toujours dramatique à vivre. Le Gouvernement peine à calmer le jeu mais il sait qu’il pourra compter sur l’appui des corps constitués pour éviter le pire car ni les syndicats ni les partis politiques n’ont intérêt à porter le chapeau d’une dégénérescence totale de laquelle aucun ne ressortirait indemne. Même l’opposition n’est pas en mesure de gouverner en rassemblant une majorité suffisante, quand bien même y aurait-il de nouvelles élections législatives, car elle est totalement éclatée en forces antagonistes. Seul le Président de la République pourrait en appeler au Salut public et constituer un nouveau gouvernement d’unité nationale mais nous n’en sommes pas là. Pourtant, les évènements peuvent empirer, et ce, malgré même l’inévitable et salutaire trêve de Noël. En effet, c’est en janvier que tout se jouera : les Français auront le porte-monnaie vidé par les fêtes traditionnelles, d’incontournables hausses des charges se feront sentir car cela sera malheureusement un processus mécanique en dépit des promesses gouvernementales, des restrictions plus sévères seront alors nécessaires, sans compter les effets (mécaniques aussi) des grèves, blocages et violences subies par usagers, commerçants et sous-traitants. Et alors viendra le prélèvement à la source et tout sera à craindre car le citoyen ne sera plus en mesure « d’apprécier » les avancées administratives promises en ce domaine. Même une éventuelle restauration de l’ISF pour l’heure écartée par Macron risquerait d’être inopérante pour calmer les colères. Devenues dangereuses car incontrôlables, elles constituent un échec cinglant pour les syndicats, leur utilité et leur prétendue représentativité ; un échec cinglant aussi pour les partis d’opposition puisque du temps où chacune des formations traditionnelles PS et UMP se sont succédé au Pouvoir, les prédécesseurs de Macron ont marqué leurs quinquennats par l’aggravation du chômage, les dépenses et dettes galopantes, et l’incompétence absolue quand il s’agissait de défendre les humbles, nullité à laquelle une dose d’arrogance insupportable n’a fait qu’user davantage la patience du peuple profond. Échec cinglant aussi pour les partis dits populistes puisqu’ils sont tous deux mis en cause dans plusieurs affaires douteuses, tous deux en proie à des divisions et donc tous deux incapables d’aligner les compétences et réseaux suffisants pour prendre et garder le pouvoir. Échec enfin pour le concept constitutionnel de Quinquennat qui aura plombé nos institutions, désacralisé une autorité élyséenne déjà fort émoussée avec Chirac, et qui aura accéléré sur un mode presque américain le rythme infernal de la médiacratie, des campagnes électorales, des affaires judiciaires et des démagogies les plus affligeantes.
Que nous reste t-il sinon le calme des vieilles troupes ? Le cauchemar de BHL qui voit dans ces gilets jaunes la réminiscence du 6 février 1934, est là pour nous éclairer. Qui sont les vrais incendiaires, qui sont les vrais attiseurs des braises de la guerre civile ? On nous dit que les gilets jaunes menacent la République et profanent ses symboles en France, et on nous dit aussi qu’aux USA c’est Trump qui menace la démocratie à tout instant.
Comme si le Président US, après son dernier tweet en France avait provoqué en quelque sorte les manifestations contre l’Elysée ! Diable, la boucle est bouclée, tout vient des fachos !
Reste que des vraies questions se posent quant à ces fomenteurs de haines et complots.
Trump a été élu régulièrement ce qui n’empêche pas ses opposants de chercher par tous les moyens à créer une crise pour l’obliger à partir ce qui est absolument inédit dans ce berceau de la démocratie ! Et quand des colonnes de migrants hispaniques s’approchent des frontières US, il n’y a pas de mots assez forts pour condamner les menaces du Président américain.
Mais, qui a initié ces colonnes de migrants, qui les ravitaillent, qui les a mobilisés et motivés ?
Il y a là un sérieux paradoxe car du temps idyllique d’Obama, il n’y eut nul mouvement de la sorte ! Pourtant c’était l’homme idéal, Prix Nobel de la paix, et le moment rêvé pour une telle transhumance ! Obama serait venu au-devant de ces masses humaines ouvrir les frontières, tel Moïse écartant les flots et ses opposants auraient alors subi les foudres des médias galvanisés…
Rien de tout cela. Les migrants ont attendu patiemment que ce soit Trump pour venir, au risque d’un accueil présumé moins humanitaire… Qui manipule et dirige ces pauvres gens ?
Et quels sont les bilans de ces grands démocrates, Clinton en Haïti dont il est devenu le satrape après le désastre de 2010, et Obama après la catastrophe en Louisiane de Katrina en 2005 ? Haïti est-elle reconstruite ? Non. Les victimes de Katrina ont-elles bénéficié de mesures d’exception pour être soutenues, dédommagées, indemnisées ? Les assurances US ont-elles été astreintes à la célérité des procédures et à la solidarité dès 2008 ? Et toutes les victimes anonymes du grand crash financier de 2008 causé par les cartels bancaires, les spéculateurs et affairistes, ont-elles été un peu dédommagées, aidées par une administration Obamaise érigée partie civile pour elles ? Non. Les vrais responsables, PDG de ces cartels, ont-ils été punis, saisis de leurs biens et avoirs, emprisonnés ? Pas un. Car dans ce modèle de démocratie, la justice américaine ne juge pas ce genre d’élite, elle marchande car la recherche de la vérité ne compte pas, seule compte la préservation du Système. Et paradoxalement, c’est Trump, 10 ans après, bien que représentant d’un affairisme certain, permet aux défavorisés de retrouver plus facilement un travail qu’avant, de préserver leurs emplois pour faire face aux conséquences durables de la crise boursière mondiale ! Le bilan d’Obama est une imposture, en dehors du fait qu’il sait parler et pleurer comme un prédicateur de talent. Mais son acte le plus vil est à l’œuvre, contre un pouvoir légitime, en diabolisant sans cesse Donald Trump.
Et ce dernier serait-il assassiné demain que toute la classe politico-médiatique se mobiliserait pour sacraliser son meurtrier et lui épargner la chaise électrique. Et, pour l’occasion, rappeler au monde ses valeurs fondamentales d’opposition à la peine de mort, celle de Trump étant la conséquence de ses provocations fascistes ! Bien évidemment !
En France, nous avons un Obama junior à l’Élysée qui n’a de cesse de répéter que l’ambiance est mortifère comme avant 1939, que les nationalismes sont l’ennemi ; que l’Europe, la démocratie et la liberté sont en danger à cause des populismes émergents partout. Et d’asséner toutes sortes d’âneries sans oublier la provocation de Poutine en Mer d’Azov unanimement condamnée comme s’il s’agissait des Sudètes ou de la provocation de Gleiwist ! De fait, Macron a peur, et commence à parler comme Maduro.
Ce monde est devenu paranoiaque, non du fait des vrais dirigeants qui savent gouverner mais de celui des mondialistes, des progressistes bobos et de tous ceux pour qui une nouvelle guerre permettrait un nouvel enrichissement et surtout une gouvernance mondiale, une tutelle au-dessus des libertés nationales. Alors on agite la vieille peau de loup fasciste des deux côtés de l’océan, bien que Trump ait largement jadis financé les Bush, Clinton et consorts, et bien qu’en France aucun bruit de bottes ne se fasse entendre en dehors de celui des CRS épuisés et de celui de Marine Le Pen arpentant le soir en hâte les rayons d’un supermarché, accrochée à son caddie. Certains fantasmes tuent plus que le ridicule. Soyons donc sérieux mais vigilants.

Les pièges de la « spontanéité ».

Le Mouvement des Gilets jaunes a été spontané, car le fruit d’un ras-le-bol qui a fini par casser une soupape. Une accumulation de précarités, de privations et de désespoirs dus à la politique de Macron mais aussi à celle de ses deux prédécesseurs. Ce Mouvement ensuite s’est propagé via les « réseaux sociaux », donc Internet, coefficient multiplicateur de ce genre d’initiative impulsive qui devient vite mécanique. Oui mécanique quand les autres relais font défaut, sont discrédités ou peu réactifs, comme le sont depuis des années les partis politiques traditionnels et les syndicats.
Macron devrait comprendre ce processus puisque, même si son OPA sur la République avait été largement préparée, il a aussi bénéficié d’une dynamique relayée à mach2 par les réseaux sociaux. Il suffit donc de savoir allumer une mèche au bon moment, quand les conditions sont requises et quand la concurrence tarde ou reste invisible. Et Macron maintenant en est devenu la cible après en avoir été la vedette, les outils changent mais les leçons de la vie restent les mêmes.
De nos amis qui appuient les gilets jaunes nous viennent des nouvelles concordantes : dans beaucoup d’endroits, les choses se déroulent avec le système D, c’est-à-dire avec le génie de l’improvisation et un zeste de sagesse populaire, un esprit très Français autrement dit. Dans d’autres, heureusement moins nombreux, des bandes de gilets jaunes, dirigées par des excités (ou des provocateurs issus des polices politiques, voire journalistiques), multiplient des blocages sans discernement, voire des actes de violences, et finissent par s’étioler dans les divisions et l’opprobre. Enfin, des groupes de gilets jaunes esseulés peinent à sortir des consignes contradictoires et se perdent dans des conciliabules « démocratiques » pour désigner un chef de groupe ou un porte-parole local. C’est ce dernier groupe qui doit attirer notre attention car l’expérience du passé nous rappelle combien il est facile à quelqu’un d’expérimenté, avec un peu de bagout et de pratique, de s’autoproclamer « chef » et de pratiquer l’entrisme par manipulation. Les gauchistes, et parmi eux surtout les trotskistes, sont les grands spécialistes du noyautage et là peut résider le grand danger d’une dérive ; et quand une récupération politique s’opère, à coup sûr elle vient d’eux et non de l’Extrême Droite comme le propagent trop aisément les médias (mais cela les arrange) car si celle-ci savait infiltrer associations, libres frondeurs ou syndicats, cela se serait vérifié depuis longtemps et aurait duré, mais c’est très rare, malheureusement.
Si certains d’entre vous, associés à des groupes de gilets jaunes, observent de la part de certains inconnus une tentative de récupération ou d’infiltration de type trotskiste, ils doivent savoir la reconnaître et la dénoncer. On reconnaît ces personnages, ni à leur âge ni à leur physionomie mais à leur langage, à leur milieu professionnel et à leurs implications passées ou présentes. Leur langage est très politisé, très syndicalisé car ils sont imprégnés de leur milieu de dressage, c’est inévitable. Ils ont une aisance dans la parole, la contradiction, et formulent les revendications à leur sauce apparatchik sur le modèle révolutionnaire. Souvent, leur vocabulaire sera totalement incompris des autres gilets jaunes et ils seront repérables.
Ces gens-là sont dans leur immense majorité issus de la fonction publique, une simple conversation avec eux vous le confirmera, et n’ont donc que peu de rapports avec les vrais manifestants. Enfin, les infiltrés ont forcément un autre engagement ou ont été récemment mobilisés dans une autre action. Si vous désirez en savoir plus sur tel ou tel prétendu leader dont le comportement vous alerte, vous en trouverez la « traçabilité » par 3 canaux possibles : d’abord par Internet mais il vous faudra les nom et prénom bien orthographiés du « suspect » et un ou deux indices supplémentaires pour affiner la recherche, d’où la nécessité de lier conversation… La 2e source de renseignement pourra être (paradoxalement) la presse locale, et là vos propres archives peuvent vous aider mais aussi vos liens avec tel ou tel journaliste. La 3e possibilité dépendra de la probable implication militante et donc électorale de votre suspect. S’il est visiblement très rompu aux méthodes d’agit-prop., il les aura fatalement exercées auparavant. Vous aurez donc la possibilité de le retrouver parmi les postulants des élections politiques qui nécessitent le plus de candidats, à savoir les dernières élections municipales de la ville concernée (ou au sein de la communauté de commune). Un petit tour en Préfecture, au service des élections, vous permettra de consulter les archives pour peut-être retrouver votre bonhomme parmi les listes de gauche (bulletins de vote ou déclarations des listes de candidats). Mais il y a d’autres élections possibles : les élections professionnelles, les élections pour élire les représentants à la Sécu et les élections des Juges aux prud’hommes (voir archives préfectorales ou chambre des métiers ou chambres de commerce). Enfin, il y a aussi les pétitions et c’est à la lecture des journaux de gauche que vous en trouverez la liste des signataires, donc aux services d’archivage des dits-organes. Cela peut paraître fastidieux mais il faut des preuves pour dénoncer à la presse la dite tentative. Cela dit, tout infiltré se trahit dans l’action : les trotskistes aiment diriger les peuples mais pas les côtoyer ; ils restent entre eux, le « leader » alpha ne s’entourant que de seconds couteaux de même origine et cela finit souvent par créer un clivage, ce dont ils raffolent quand cela leur permet d’épurer ! Les décisions sont donc toujours prises par leur comité restreint, les motions écrites par une seule main et, malgré leurs rappels incessants à la démocratie, leurs méthodes confiscatoires n’ont de cesse de contourner le peuple censé y participer. Dans ces cas-là, il vous suffira de dénoncer le procédé et de réclamer des votes à mains levées pour revenir à des décisions saines et libres. N’hésitez pas à prendre exemple sur d’autres groupes de gilets jaunes pour établir des liens de confiance et de convivialité afin d’isoler les récupérateurs. Enfin, ces gauchistes se reconnaissent aussi à un autre critère : ils détestent autant Marine Le Pen que Mélenchon. Si ce n’est pas forcément rédhibitoire à vos yeux, ce sera en revanche la confirmation utile de vos soupçons…

Quand l’Etat a peur, redoublons de vigilance !

À l’heure où j’écris ces lignes, la manifestation prévue à Paris par les Gilets jaunes pour ce samedi est « autorisée » mais dans le seul cadre resserré du Champs de Mars que rejette une majorité de manifestants déterminés à se rendre sur la place de la Concorde et les Champs Élysées interdits ; quand vous recevrez cette lettre lundi 26, vous serez peut-être déjà pleinement averti des précautions à prendre dans de telles manifestations. Ces modestes rappels resteront valables pour les autres occasions, qu’elles soient « jaunes » ou bleu-blanc-rouge !
Il n’est jamais inutile de rappeler certaines précautions. Par exemple, pour être crédible, tout actionnaire de chez Renault prétendant à la succession de Carlos Ghosn vérifiera, avant d’annoncer sa candidature, que sa propre voiture est bien une Renault sinon la presse se chargerait vite de vérifier. De la même façon, si vous souhaitez apporter votre soutien actif aux Gilets jaunes, vous devez suivre certaines règles pour être cohérent et adopter une attitude responsable ne serait-ce que pour ne pas nuire aux initiatives des dits Gilets, mais aussi et surtout pour ne pas gêner le PDF
Avant toute mobilisation pour des manifestations pouvant devenir « sportives », il faut savoir s’équiper.
  • Papiers d’identité et groupe sanguin seront du voyage mais pas de cartes d’adhérents.
  • Écharpe d’élu le cas échéant mais elle ne protège pas
  • Vêtements chauds et rembourrés mais préservant la souplesse ; chaussettes épaisses montantes, chaussures anti-dérapantes montantes aux chevilles mais pas de tenues para-militaires !
  • Un bonnet intégral à deux positions sera requis pour vous protéger du froid intense qui émane des probables photographes de la Place Beauvau ou des caméras de télé-surveillances. L’idéal consistera à avoir aussi un 2e couvre-chef d’une couleur totalement différente du premier car vous pouvez l’égarer…
  • Si votre blouson ou parka est réversible, l’esthétisme du « bicolore » sera un avantage indéniable ! Vos vêtements, extérieurs et de peau, doivent être vierges de tout logo, de tout slogan, fussent-ils au 2e degré, c’est impératif.
  • AUCUNE arme de quelque nature ou catégorie que ce soit ! Pour les besoins de dépannage, choisissez d’emporter un simple couteau-suisse avec ses outils multiples à condition que le canif soit bien inférieur à la largeur d’une main normale ; pas d’opinel ni de couteau de rando. Évidemment pas de canne-épée, nous ne sommes pas en 34. Rien ni personne ne vous empêche d’avoir un parapluie en cas d’embruns.
  • Pour les messages internes, l’idéal serait de s’équiper d’un téléphone portable exclusivement affecté aux RDV politiques, avec pour seule mémoire les numéros de téléphone de votre avocat, d’un huissier de justice, de votre médecin. En tout cas, si votre cher « auxilliaire de vie » comporte en mémoire un vrai fichier, ne l’emportez pas car en cas de garde à vue, vous pourriez être fouillé, et certains papiers et objets examinés, photocopiés à votre insu ou dupliqués. Même chose pour les options d’agenda et de galeries photos, chacun comprendra les risques qu’il encourt en laissant la police accéder à sa vie personnelle et, par voie de conséquence, aux coordonnées de ses amis.
  • N’oubliez pas quelques objets utiles : stylo, carnet vierge, menue monnaie, mouchoirs en papier, fiole de désinfectant, lunettes. En cas de risques de gaz lacrymogènes, si vous portez des lentilles de contact évitez absolument toute implication de première ligne, restez à l’écart ; sinon, couvrez-vous le visage, protégez-vous les yeux temporairement avec des lunettes bien ajustées (de ski mais grosses, de piscine mais le nez doit être couvert, de moto etc). Vous utiliserez le bas de votre cagoule-bonnet, imbibé préalablement de citron, pour supporter les émanations le temps de vous mettre à couvert. Avant le rassemblement, il est totalement proscrit pour les femmes comme pour les messieurs de mettre de la pommade ou de la crème car ils fixeraient les éléments nocifs sur votre peau.
Mais les précautions relèvent surtout du comportement et de la discipline. Les Renseignements Généraux n’existent plus sur le papier mais vous vous doutez bien que le Pouvoir, conscient des méthodes de mobilisation qu’Internet facilite aujourd’hui et de la spontanéité que certaines développent à présent, doit donc multiplier les parades, les moyens de prévention mais aussi de fichage et d’investigation. Quand certains gradés de la police mettent en avant les risques de guerre urbaine, ils ne parlent malheureusement pas des dangers que l’Islam radical incarne dans les banlieues !
Si les Gilets jaunes préconisent des mesures raisonnables et sécurisées, suivez-les ; si certains cherchent à vous entraîner dans des actions aléatoires, mettez-les en garde et n’y participez pas. Il y a souvent des policiers spécialisés parmi les provocateurs et rien n’est plus facile de se faire passer pour un Gilet jaune.
Si vous êtes témoin d’incidents provoqués par la police ou des provocateurs, essayez de photographier la scène ; si vous êtes arrêté dans une rafle et mis en garde à vue, vous devrez prévenir l’avocat choisi en lui donnant les éléments indispensables à son information des faits. Si vous êtes interrogé, vous ne déclarerez que votre état civil et les motifs sociaux qui vous ont conduit à la solidarité. Rien de plus, en attendant votre avocat si les raisons de votre interpellation le requièrent absolument.
Pour le reste du comportement, soyez courtois et explicatif avec les usagers et la population en général, donnez une image rassurante et populaire, évitez toute escalade des mots comme des gestes. Parlez politique évidemment mais jamais en présence de caméras et de journalistes ; au sujet de ces derniers, empêchez toute violence à leur égard mais écartez les fermement de toute configuration qu’ils pourraient exploiter au profit du Pouvoir. Enfin, protégez toujours l’accès et le travail des pompiers comme des secouristes.
Les jours suivants, dans la presse ou sur les ondes locales, vous aurez à cœur de démentir les faits tronqués ou inexacts, d’apporter un témoignage calme et résolu, de rétablir la vérité et de défendre la liberté d’expression, soit en téléphonant aux rédactions des radios soit en envoyant des communiqués ou droits de réponse aux journaux. Dans ce dernier cas, le PDF pourra vous apporter les meilleurs conseils.
PS. Pour en revenir à la succession chez Renault, si vous êtes un actionnaire dans le consortium et si vous désirez soutenir la candidature de Bruno Gollnisch, contactez-le au Parlement européen (Strasbourg) pour connaître les modalités de votre soutien électoral dans les délais et conditions requises par le Règlement intérieur.

La réaction « participative »

La presse et les réseaux sociaux offrent la possibilité à leurs lecteurs de réagir aux articles parus mais aussi parfois de « réagir aux réactions ». C’est dire la maîtrise qu’il faut avoir en bien des domaines pour éviter engrenages, escalades et procès.
En ce qui concerne les risques judiciaires, le PDF peut vous les éviter en vous apportant de précieux conseils mais il ne pourra en aucun cas assumer ni même partager les conséquences d’écrits diffamatoires ou d’invectives proscrites par la Loi.
Revenons à vos lectures, sur papier comme sur écran : Tout d’abord, il faut être sûr du sujet traité et éviter absolument de réagir à contresens. Vous devrez toujours lire et relire le texte incriminé, en vérifier les arguments et les sources avant de préparer votre réaction car il n’y a rien de pire que de se tromper de sujet, de mal interpréter les propos tenus pour au final manquer son but ou être ridicule. Ensuite, vous préparerez votre texte en vérifiant aussi vos arguments et vos éléments de riposte avec soin. Et quand tout sera parfaitement ajusté, vous examinerez la procédure à suivre pour publier ou envoyer votre texte.
Les précautions à prendre sont à rappeler :
  • Ne jamais réagir à chaud ni publier une réponse hâtive, imprécise et irréfléchie.
  • Pour autant, n’attendez-pas non plus plusieurs jours pour réagir, au risque de perdre le bénéfice de l’actualité et de n’être pas publié. Sachez être réactif sans bâcler.
  • Intervenez à bon escient, évaluez bien l’importance du sujet en question ; évitez de tirer plus vite que votre ombre en devenant un maniaque de la gâchette ; si vous inondez régulièrement les supports de vos papiers pour le plaisir de polémiquer, vous finirez par être discrédité et privé de tribune. Pesez bien le poids de l’enjeu et des arguments en lice. Ne perdez pas votre temps sur un sujet dérisoire, une polémique stérile.
  • Réagissez dans les bonnes proportions, soyez bref, précis et percutant. Si votre texte est trop long, il ne sera pas lu. Sur la toile, respectez le nombre de caractères qui vous sont alloués et ne vous entêtez pas à les utiliser tous ! Exercez-vous à être concis dans un minimum d’espace.
Commencez par bien référencer l’émission, l’article ou le texte en cause (support, auteur, date, titre). Vous pourrez utiliser pour la Presse la formule « En réaction à… (références)… je vous saurais gré de publier dans la rubrique du courrier des lecteurs le texte suivant ».
À la fin de votre texte, vous ajouterez vos remerciements anticipés et la formule de politesse.
Jamais de réaction anonyme ! Votre signature dans cette rubrique sera composée de vos nom et prénom, de la ville et le cas échéant (et recommandé) de votre mail. Sur la toile, si vous souhaitez rester anonyme, vous utiliserez le pseudo choisi (sobre et sans provocation) pour signer vos interventions ou vos coordonnées par mail si cela est souhaitable. Vous pourrez y ajouter le site du PDF mais devrez dans ce cas lui faire approuver votre texte préalablement.
Votre texte, surtout s’il réagit à un article de presse, devra toujours commencer par un bref rappel des propos tenus, avec les références de l’article, et ce afin d’éviter toute confusion chez le lecteur mais aussi afin de bien resituer le contexte pour que vos arguments soient lisibles et compris… Ensuite, vous développerez les aspects négatifs (ou positifs, si vous soutenez le rédacteur) qui vous ont conduit à réagir et vos motivations. Pas plus de trois phrases. Vous pourrez y ajouter le cas échéant une citation, des chiffres (n’en abusez pas) ou une source livresque (tous bien référencés) pour étayer.
Votre conclusion ne doit pas excéder deux phrases. L’humour sera recommandé à condition de n’être ni vulgaire ni inutilement humiliant. Vous éviterez les formules à la mode trop utilisées (« A l’heure où… etc ») et préférerez une touche finale plus logique, empreinte de sagesse ou exprimée sous la forme d’une question pour laquelle la réponse s’imposera d’elle-même à chacun. Un texte entier peut d’ailleurs reposer sur une question. Par exemple : « La mode médiatique a beau attribuer à Trump tous les défauts de l’enfer, il est quand même bien curieux que tous ces immigrés choisissent sa présidence pour se diriger massivement vers la frontière américaine, comme par provocation ! N’auraient-ils pas espéré un bien meilleur accueil sous celle d’Obama ? Que ne les a-t-il pas incités plus tôt à le faire ? Aujourd’hui, contre Trump, demandons-nous qui tire les ficelles quitte à cyniquement risquer confrontations et drames ? »
Vous relirez ensuite l’ensemble de l’article incriminé suivi de votre réaction.
Les questions suivront : Mon papier est-il utile, est-il compréhensible ? Ai-je exploité les paradoxes ou contradictions de l’adversaire ? Ai-je su mettre en exergue des situations comparables dans mes arguments, ai-je su profiter d’exemples historiques ou de faits similaires, de leçons non tirées ? Mon texte est-il convaincant, touche-t-il juste et sans propos outranciers ? Fait-il réfléchir, sert-il nos valeurs ? Le fait de prendre le temps de la réflexion vous donnera confiance en vous. Si besoin, demandez conseil au PDF.
Et signalez-lui les parutions de vos réactions, elles peuvent servir de modèles.
Soyez aussi attentif à tous les courriers des lecteurs et réactions signées qui vont dans notre sens ; constituez-vous un fichier de mails et pseudos, cela sera utile.

Tracts : quelques règles immuables à rappeler.

Le billet de Franck Timmermans
Tracts : quelques règles immuables à rappeler.
Non, Internet et ses multiples avantages ne remplaceront jamais l’utilité et l’impact d’un tract distribué dans une boite aux lettres ou de la main à la main. Il faut convenir que ces modes de communication politique sont complémentaires et devront le rester. Le tract a bien sur l’avantage de toucher parfois des personnes dépourvues d’internet et surtout d’apporter un message ponctuel sur un site d’actualité donné avec un contact humain.
Rappelons les règles de précautions.
• Sur la présentation générale :
  1. Votre tract ne doit pas être un discours ni un roman ; il ne doit comporter qu’un seul message.
  2. Votre texte doit attirer l’attention du lecteur grâce à un slogan ou un titre, c’est l’accroche.
  3. En une fraction de seconde, il décidera ou non de le parcourir, de le lire ou de le garder.
  4. Mais si votre texte est trop long, mal disposé, peu lisible, sans aération, s’il ne suscite aucune curiosité, aucun intérêt ou s’il n’est pas compris, alors le lecteur le jettera.
  5. Pour éviter cela, vous devrez énoncer clairement le sujet : les faits reprochés, la situation à craindre, vos arguments en riposte et surtout vos solutions positives ; enfin le coupon-réponse.
  6. Pour cela, soignez la disposition du titre, du sous-titre, des têtes de paragraphes, des slogans, des propositions du PDF, et de la conclusion. N’utilisez qu’une police de caractères, réservez l’italique aux légendes, sources et citations ; l’ensemble doit être proportionné et accrocheur, jamais racoleur.
  7. N’oubliez pas de respecter l’orthographe et la grammaire ; évitez franglais ou novlangue…
  8. Soignez la propreté et la clarté, utilisez une illustration (sans droits), un dessin ou une photo (sans retouches) ou mettez en gras quelques mots-clés pour maintenir l’intérêt du lecteur.
  9. Pas de phrases trop longues, ni de redondances, attention aux répétitions (thèmes et mots).
  10. Utilisez un vocabulaire simple, imagé, concret, à la portée de tous, avec des arguments de bon sens et logiques ; pas d’intellectualisme, jamais d’idéologie, ni de jargons techniques. N’employez jamais la phraséologie ni les termes usuels de l’adversaire, politique ou médiatique. Restituez un parler-vrai en proscrivant les tics de mode et les barbarismes.
  11. Préférez-leur les chiffres parlants, les exemples probants, l’appel aux sentiments, la vérité des problèmes du quotidien, les témoignages existants, les citations adaptées, les leçons du passé.
  12. Vérifiez impérativement vos données, vos sources, vos textes et renseignements.
  13. Citez-les quand de besoin (extraits d’articles datés mais pas de fac-similé de journaux etc).
  14. Le tract doit être clairement identifié, signé du PDF (national ou local), de ses élus ou dirigeants ; un paragraphe pourra résumer la vocation du Parti de la France et le présenter comme une nouvelle formation politique (voir dépliant de présentation en exemple).
  15. L’adresse du PDF doit figurer, le coupon-réponse doit être complet (voir modèles existants), sans oublier les formules légales (si dons ou adhésions, règles CNCCFP, CNIL etc) ; le nom de l’imprimeur sera en petit sur le côté ou l’abréviation IPNS (imprimé par nos soins).
• Sur le contenu en général :
  1. Le thème choisi et le but du message doivent rester politiques ! La mise en cause éventuelle d’un adversaire ne doit jamais déboucher sur un règlement de comptes, des arguments personnels, des faits relatifs à la vie privée, un étalage sordide et des risques de diffamation.
  2. La polémique doit rester dans un domaine encadré, vérifié, sans vulgarité et irréprochable.
  3. Les Lois en vigueur, fussent-elles liberticides, doivent être respectées. Seuls les faits et les problèmes politiques actuels des Français et du Pays doivent susciter notre intérêt vigilant.
  4. Chacun devra se garder de répondre impulsivement à toute provocation.
  5. Votre projet de tract doit être conforme à la ligne politique du Parti de la France.
  6. Enfin, sur les bons réflexes à avoir :
  7. Vous noterez d’abord tous vos arguments, vos éléments indispensables.
  8. Vous ferez ensuite un premier jet d’écriture, une première présentation de l’ensemble.
  9. Après avoir le cas échéant débroussaillé cette première mouture, vous ferez une pause avant de relire le tout à tête reposée.
  10. Quand vous relirez votre texte (tract mais aussi article ou communiqué), vous devrez impérativement le faire en vous mettant toujours dans la peau d’un lecteur lambda.
  11. Après la relecture, vous devrez vous poser simplement ces questions :
    • De quel sujet est-il question ? Quel est le problème précis évoqué ? Ai-je compris ?
    • Les informations données sont-elles claires, de bonne foi, vagues ou excessives ?
    • Le rédacteur du tract a-t-il cherché à se faire plaisir ou est-il crédible ?
    • Ses arguments sont-ils fondés, ses propositions positives et réalistes ?
    • Si je cherche à les contacter, les coordonnées (adresse, internet, téléphone, BP etc) sont-elles claires ?
  12. L’utilité du tract dépendra de vos réponses mais aussi, et c’est obligatoire, d’ultimes précautions : d’abord faire relire le texte à au moins un tiers pour avoir un avis impartial mais aussi une relecture orthographique indispensable. Ensuite, communiquez le projet de tract par courriel à notre Secrétaire général ou au Délégué national aux études et argumentaires, Jean-François Touzé, qui vous donneront rapidement avis, corrections éventuelles et feu vert. En cas d’urgence absolue, une lecture par téléphone à l’un d’entre eux sera requise. La discipline et la méthode sont les clés de l’efficacité.
  13. Enfin, la cellule argumentaire de Jean-François Touzé proposera régulièrement des modèles de tracts que vous pourrez télécharger sur notre site ou sur notre page Facebook et éventuellement « localiser ».