Le Grand Débat National et nous

Faut-il participer au fameux débat national et aborder les sujets évoqués dans les 82 questions « suggérées » aux participants ? Mélenchon a répondu NON au motif que selon lui les dès seraient pipés. Sans doute ! Et nous savons qu’il s’agit là d’abord d’une opération politicienne destinée à relancer Macron.
Mais il y a débat et donc prises de parole et la politique de la chaise vide est tout sauf politique précisément. Aussi bien, le PDF recommande à ses adhérents et militants de participer aux réunions à titre individuel afin de tout faire pour réorienter les débats sur les vrais sujets majeurs qui engagent l’avenir du Pays. Nous savons que les media font tout pour occulter les thèmes identitaires et pour imposer l’image revendicative exclusivement sociale qu’incarneraient les Gilets Jaunes. C’est évidemment faux même si la mode syndicalo-médiatique impose le slogan « payer – et toucher + » qui ressemble plus à une devise de clients fidèles de la prostitution.
Dans la réalité, les prises de paroles seront articulées autour des 82 questions posées, ce qui traduit d’ailleurs une volonté confiscatoire du Pouvoir puisque immigration, dette publique, échelle des peines, drogue, corruption, enseignement, santé, sont à peine abordés quand ce n’est pas « oubliés ».
  • Ainsi, vous profiterez de la question 6 liée aux économies de l’État pour précisément invoquer l’option « autre » en parlant du coût de l’immigration.Les conséquences de celui-ci dans les domaines budgétaires, financiers, sociaux, démographiques, sociétaux et sécuritaires sont considérables. Vous vous reporterez aux études excellentes de Gérard Pince (« les Français ruinés par l’immigration » 2013) et du Rapport Posokhow qui évaluait à 84 milliards d’euros le coût budgétaire et social du phénomène. Vous pourrez aussi rappeler que le sujet avait déjà alerté des spécialistes reconnus comme Pierre Milloz il y a 30 ans et que la politique de l’autruche ne date donc pas d’hier ! Si les Français sont aujourd’hui plus alarmés par leur précarité sociale que par l’avenir du Pays et se décident enfin à réagir, alors, pour payer moins et gagner plus, il faut trouver des solutions et celle de juguler l’immigration aura tous les avantages.
  • En réponse à la question 8, la suppression de l’AME est aussi une évidence absolue puisqu’elle favorise ouvertement les actes délictuels de clandestinité et n’aurait jamais dû être validée par le Conseil Constitutionnel. Le PDF défend le principe du Patriotisme social qui consiste à réserver les aides sociales et familiales aux citoyens français, a fortiori quand la crise s’installe ! Face à vos détracteurs, vous aurez toute facilité à rétorquer « Sinon à quoi bon servirait la nationalité française, la carte d’identité et plus largement aussi la citoyenneté européenne ??? Si nous ne sommes pas prioritaires dans notre propre Pays à l’heure où il faut sauver notre économie ou réduire la dette et le chômage, alors à quoi sert-il de naître Français, d’être estampillé Français ??? »
  • Et ce n’est pas là l’affirmation d’un égoïsme nationaliste mais la politique que mènent les autres Pays en privilégiant leurs ressortissants dans ces domaines ! Mitterrand l’a dit lui-même, « la France ne peut pas accueillir toute la misère du monde ». J’ajouterais : – Et doit donc se recentrer sur celle de nos concitoyens les plus pauvres !
  • La question 3 peut aussi attirer notre attention sur la dette publique : Quelles en sont les raisons fondamentales ? Quand les précédents Présidents de la République auront-ils à répondre de leurs actes, de leurs gaspillages et gabegies ? Ils n’ont jamais été mandatés par les électeurs pour enfler la dette et c’est même en promettant le contraire qu’ils se sont fait élire ! Comment justifier que Sarkozy ait été l’un des plus dépensiers Ministre du Budget et Président de la Ve République et pour quel résultat ? N’importe quel Chef de PME serait interdit d’exercer par la Loi dans une situation similaire. Quant au budget, vous pourrez aussi vous tailler un beau succès en rappelant que l’État triche de plus en plus quand il ose intégrer dans le PIB les « richesses » induites crées par la prostitution et le trafic de drogue. Non seulement c’est immoral et inqualifiable mais pourquoi alors ne pas y intégrer le crime organisé ?
  • La question 29, relative aux procédures administratives inutiles nécessitera une concertation avec vos adhérents immergés dans la fonction publique et l’entreprise car les exemples ubuesques ne manqueront pas.
  • La question 50 sur la confiance à l’égard des Élus posera aussi un débat de fond : comment peut-on encore tolérer que les députés eux-mêmes votent leurs propres salaires et retraites créant ainsi un privilège que n’accordait pas l’ancien Régime. C’est là une pratique de caste oligarchique qui contribue grandement à la défiance du peuple. Ce serait plutôt à la Cour des Comptes d’en assumer la tâche à l’aune des valeurs d’exemplarité et de mérite que l’on attend de ces Élus.
  • La question 67 permettra d’insérer la question de la solubilité de l’Islam dans notre Pays. Ce sera la plus délicate car la plus censurée et vous fustigerez ces mosquées fondamentalistes payées par des pays étrangers et soutenues par des municipalités qui enfreignent le principe de laïcité.
  • La question 74 se borne à citer pudiquement les « incivilités » mais vous pourrez aussi vous étonner du laxisme judiciaire, rappeler que l’échelle des peines sert à punir mais aussi à dissuader propagation et récidives et que notre société est gangrenée par des mafias étrangères qui profitent de la libre circulation européenne. Le combat contre le trafic de drogue, le rétablissement de la peine capitale par injection létale pour les crimes les plus abominables avérés pourront aussi être abordés.
  • La question 79 sur la politique migratoire laisserait sans voix s’il n’était pas indispensable de faire remarque à l’auditoire que jamais les Français n’ont été consultés par référendum sur ce sujet et que ce déni est révélateur à lui seul de la démocratie confisquée qui caractérise la Ve République !
  • Enfin soyez vigilant sur la question 82 car elle tenterait certains gauchistes de relancer le droit de vote à accorder aux immigrés. Vous affirmerez sa totale inopportunité, son incompatibilité avec les urgences débattues et les risques d’émergences islamistes déguisées. Dans tous les cas : politesse, concision, sang-froid.
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État des lieux  Le Parti de la France : le recours

Dans un entretien publié par l’hebdomadaire Valeurs Actuelles paru jeudi dernier, Marine Le Pen faisait le constat de l’existence de convergences initiées à la faveur du mouvement des Gilets jaunes entre le Rassemblement national et la France Insoumise, convergences dont elle se félicitait tout en regrettant que Jean-Luc Mélenchon ne s’engage pas encore sur la voie du refus de l’immigration incontrôlée.
Il faut voir dans ces propos, quoique très mollement atténués le lendemain soir au JT de France2, le reflet d’une inclination personnelle ancienne, profonde et constante qui fait de Marine Le Pen une femme de gauche aux aspirations socialoïdes fortement ancrées.
Si l’on en croit les dictionnaires de référence, une convergence est le fait de permettre de se diriger vers un même but.
Le but de La Présidente du RN serait donc toujours, malgré le départ de Philippot et comme elle-même l’a toujours appelé de ses vœux, un dépassement des clivages dans un regroupement national-bolivariste avec les Chavez français de LFI qui, au demeurant, n’en veulent évidemment pas. Une cohérence qui a poussé vendredi Mélenchon à mettre les points sur les i en dressant la liste de tout ce qui le sépare de Marine Le Pen.
Il n’en reste pas moins que la dérive de cette dernière continue donc et ceux qui pensaient pouvoir discerner depuis quelques mois une redroitisation de l’ex Front National et un retour aux fondamentaux en seront pour leurs frais non compensés par le ralliement opportuniste de deux LR battus aux dernières élections législatives en quête d’un mandat européen.
La droite… Arlésienne de la vie politique française que seul Jean-Marie Le Pen avait su faire resurgir des abîmes où l’avaient perdue ses fossoyeurs régimistes, en portant haut les valeurs de civilisation et de libertés sur lesquelles s’est fondée notre existence nationale, en menant une lutte acharnée contre le communisme et ses épigones, en refusant toute forme de socialisation de notre société et en donnant le tocsin devant la menace migratoire.
Dans Droite nationale, il y a Nation. Mais il y a aussi Droite, paradigme essentiel qui conduit un mode de pensée, et d’agir.
C’est en abandonnant les principes de la droite que la mouvance libéralo-républicaine s’est égarée à jamais. C’est en y renonçant que le Rassemblement national de Marine Le Pen risque de s’engager dans des alliances contre nature et des aventures qui ne mèneraient qu’au chaos.
Dans les temps difficiles que nous traversons, il est nécessaire de bannir les idées fausses et de sortir de la confusion.
La Droite française et surtout la Droite nationale française à une histoire, des traditions, une vision constante. Elle est le mouvement de l’autorité de l’État, de la sécurité, du lien Armée/Nation, de la cohésion nationale, de l’équité sociale, du travail, de l’initiative et de l’énergie entrepreneuriale, des équilibres territoriaux, du respect des coutumes et des usages, des spécificités provinciales dans le maintien de l’unité de la Nation, des valeurs européennes et chrétiennes de civilisation, de l’innovation et de la recherche scientifiques, de l’amitié européenne et de la grandeur française. Elle est aussi le parti des libertés en même temps que celui de l’ordre et de la contre-révolution bonaldienne.
Autant de principes qui ne peuvent s’accorder à la recherche de convergences avec la gauche de la gauche, héritière des sans-culottes et nostalgique des massacres de septembre.
Au moment où le Pays est une nouvelle fois traversé par l’esprit de guerre civile accentué par les provocations du pouvoir et attisé par les menées de l’extrême gauche, le tout sous le regard menaçant de l’Étranger qu’il soit de l’extérieur ou de l’intérieur, la droite de résistance et de combat politique doit prendre ses responsabilités.
Tandis qu’un gouvernement de hasard, incapable de répondre aux justes revendications sociales et au désarroi civique, s’avère tout autant inapte à l’exercice du pouvoir régalien de maintien de l’ordre (Carl Lang rappelait le 11 janvier que « s’en prendre aux forces de sécurité, c’était rendre service au pouvoir qui joue la radicalisation » et que, si « le PDF soutenait le peuple des Gilets jaunes depuis le premier jour, il était aux côtés des forces de l’ordre contre les casseurs »…), la droite française doit se faire entendre et répondre aux nécessités du moment.
Un retour aux urnes – et pas pour on ne sait quel référendum/récupération – est probable à plus ou moins brève échéance après dissolution de l’Assemblée nationale, voire démission de Macron.
Dans le désert politique de notre camp, le Parti de la France doit être en mesure de relever le défi de la reconstruction d’une droite nationale forte comme le fit Jean-Marie Le Pen au début des années 1980.
Cela nécessite l’engagement de tous dans la discipline ; le refus de toute tentation groupusculaire activiste, la méfiance à l’égard de tout comportement marginal et le rejet de tout ce qui serait susceptible de nous couper du monde tel qu’il est. Nous ne sommes pas une amicale de nostalgiques. Nous sommes un parti politique responsable, déterminé et ambitieux pour la France.
Cela implique aussi un développement des aides financières consenties.
Cela implique bien sur une intensification du recrutement.
Cela implique enfin que nous sachions briser le mur du silence médiatique atour de Carl Lang.
Devenons ce que nous sommes : un recours.